Palestine en Question

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Archives de Tag: Nucléaire

Politique nucléaire de deux poids deux mesures

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a accusé les États-Unis d’adopter une politique de deux poids deux mesures sur les questions nucléaires et la prolifération.

L’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a rapporté un article du journal de Singapour Straits Times qui a confirmé que les États-Unis ont aidé Israël à développer des armes nucléaires ces dernières années.

« Le fait que les États-Unis aient aidé avec zèle Israël dans le domaine nucléaire techniquement et matériellement et qu’ils aient protégé et contribué délibérément à cela prouve que les États-Unis sont les complices et assistants d’Israël dans son processus d’ armement nucléaire », a rapporté la KCNA.

La contribution des États-Unis à l’accession d’Israël aux armes nucléaires est « une preuve évidente » de l’injustice de la politique double que mènent les Américains en ce qui concerne les questions nucléaires, a ajouté le média.

Cependant, les États-Unis ont catégorisé les autres pays, notamment l’Iran et la RPDC, dont les activités nucléaires ont des fins pacifiques de « criminels nucléaires ».

Une telle politique de deux poids deux mesures est une rupture grave du principe d’impartialité dans le domaine nucléaire, a souligné la KCNA, ajoutant que le plan américain de construire « un monde sans armes nucléaires » n’est donc « rien d’autre qu’une diversion pour couvrir ses ambitions de dominer le monde avec le nucléaire et de tromper la population mondiale ».

L’agence de presse officielle de la RPDC a conclu que les États- Unis sont à blâmer pour la menace nucléaire et le danger de la prolifération nucléaire dans le monde.

01/12/2010
Chine informations

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Brèves du 14/04/2010

Palestine/Israël

NON à la « Promenade David Ben Gourion » à Paris !, Monde en Question.

• 12/04/2010, NABA René, L’inauguration de l’Esplanade David Ben Gourion à Paris, Blog René Naba.

Sur le plan international, la cérémonie coïncide avec le refus d’Israël de participer au sommet nucléaire de Washington destiné à jeter les nouvelles bases d’un contrôle de la dissémination atomique, alors que les pays occidentaux aiguillonnés par Israël, s’emploient à imposer des sanctions à l’Iran précisément à propos de sa politique nucléaire.
Israël, unique pays au monde avec le Kosovo à avoir été crée par une décision de l’ONU, se refuse de se soumettre au contrôle de la légalité internationale, au point que le prestigieuse revue «Foreign Policy » n’a pas hésité à consacrer une étude minutieuse, en janvier 2010, à ce que l’auteur de l’article Jeremy R. Hammond qualifie d’«Etat-Voyou» énumérant soixante dix neuf (79) résolutions internationales qu’Israël viole ou se refuse à appliquer.
L’étude couvre la période allant de 1948, (résolution 57 du 18 septembre 1948 adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU dans la foulée de l’assassinat par les Israéliens du Comte Bernadotte, médiateur du conflit entre juifs et arabes), à 2009 avec la résolution 1860 du 8 janvier 2009 concernant la destruction de Gaza.

• 14/04/2010, HASS Amira, The right to deport, Ha’aretz.

L’ordre militaire n°1650 élargit la définition juridique de l’infiltré en criminel, de sorte qu’il peut immédiatement être appliqué aux groupes de population suivants : les Palestiniens (et leurs descendants) qui ont perdu leur statut de résidence en raison de des actions d’Israël depuis 1967 [l’occupation] ; les Palestiniens qui sont habitants de Gaza selon leur carte d’identité, et les ressortissants étrangers.
L’objectif est de limiter la croissance démographique des Palestiniens en Cisjordanie, d’achever le processus de séparation de la population palestinienne de Gaza et de Cisjordanie (en violation des Accords d’Oslo), et de dissuader les ressortissants étrangers à se joindre à la lutte populaire contre l’occupation.
Le mot clé dans le nouvel ordre modifié est « permis », sans lequel une personne sera considérée comme infiltrée. Au cours des 20 dernières années, Israël a mis en place un système compliqué de permis de résidence pour les Palestiniens de la Cisjordanie et de Gaza. «Permis» est l’euphémisme d’interdiction.

• 13/04/2010, Le Hamas favorable au maintien du cessez-le-feu avec Israël, AP-Yahoo! Actualités.

Moussa Abou Marzouk, vice-président du bureau politique du Hamas, a déclaré, lors d’un entretien accordé à l’Associated Press, que le Mouvement de la résistance palestinienne était favorable au maintien du cessez-le-feu, afin de pas fournir à l’Etat hébreu de prétexte pour initier une nouvelle guerre contre Gaza.
Le Hamas, sur qui Israël fait peser la responsabilité du maintien du calme à la frontière entre la Bande de Gaza et Israël, rencontre des difficultés pour empêcher les petites factions rivales à mener des attaques contre des cibles israéliennes. Le Mouvement de la résistance islamique tente de préserver la trêve décrétée depuis plus d’un an, alors que ses rivaux poussent à de nouvelles attaques.

• Journal vidéo, Sleepless in Gaza…and Jerusalem [26 minutes par jour], YouTube.

Chronique de la Colonisation de la Palestine 2010 Monde en Question.

Iran

• 17/03/2010, GOULON Jean-François, Le programme nucléaire iranien a-t-il réellement une dimension militaire ?, Questions Critiques.

• 18/02/2010, Rapport de l’AIEA [en français et annoté], Questions Critiques.

Dossier documentaire & Bibliographie Iran, Monde en Question.

Turquie

Revue de presse turque, Turquie News.

Dossier documentaire & Bibliographie Turquie, Monde en Question.

Culture

• 13/04/2010, Bac philo 2/5 : Toutes les cultures se valent-elles ?, Les nouveaux chemins de la connaissance.

En attendant d’avoir le temps d’écrire une critique de cette émission, je renvoie le lecteur aux ouvrages suivants ignorés par les « philosophes » bien-pensants et un présentateur manipulateur :
JULLIEN François, De l’universel, de l’uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures, Fayard, 2008.
SAÏD Edward, L’orientalisme – L’Orient créé par l’Occident, Seuil, 1980.
WALLERSTEIN Immanuel, L’universalisme européen : de la colonisation au droit d’ingérence, Démopolis, 2008.

• 13/04/2010, Comment faire revenir aux urnes les classes populaires ?, Du grain à moudre.

On a pu croire un moment que les Français reprenaient du goût pour la politique, qu’ils attendaient à nouveau d’une élection des changements pour leur propre vie. C’était en 2007, et la présidentielle a vu les électeurs se ruer sur les urnes. Oubliés, les «accidents» de la présidentielle de 2002, ou du référendum de 2005 ? Pas si sûr, à constater les taux de participation aux récentes élections régionales : plus d’un électeur sur deux (53,6 % des inscrits) est resté chez lui. C’est surtout parmi les classes populaires que prévaut la désillusion envers la politique et les politiciens. Une partie croissante de la population constate une dégradation de ses conditions d’existence que rien ne semble plus pouvoir enrayer.
Dans certaines banlieues sensibles [pour parler des quartiers pauvres], on observe des taux de participation qui tournent autour des 25 %, comme à Vaulx-en-Velin, Sarcelles, ou Clichy-sous-Bois. «Une partie de la population vit en autarcie par rapport au reste de la société. Ils considèrent que les institutions ne méritent pas qu’on s’y intéresse. Ils ont leur vie à eux, réglée par d’autres codes», expliquait au lendemain du 2° tour des régionales le maire de Monfermeil, l’UMP Xavier Lemoine.
Que vaut une démocratie quasi-censitaire à laquelle plus de la moitié de la population a cessé de s’intéresser ? Peut-on se résigner à voir les classes populaires décrocher définitivement de la politique et ne plus rien attendre de ses élus ? Quelle est la légitimité d’élus qui ne représentent qu’une fraction déclinante de la population ? Le décrochage entre les catégories populaires et des élites qui leur paraissent incapables de prendre en charge leurs problèmes est-il définitif ?

Brèves du 13/04/2010

Palestine/Israël

NON à la « Promenade David Ben Gourion » à Paris !, Monde en Question.

• 13/04/2010, Editorial : We’re not nearing a Holocaust, Ha’aretz.

Ce n’est pas la première fois Netanyahou assimile la menace iranienne avec l’Holocauste des Juifs en Europe. La comparaison est erronée et préjudiciable. Indépendant et souverain l’État d’Israël n’est pas faible comme les communautés juives en Pologne, en Hongrie ou en Allemagne, qui ne pouvaient pas se défendre contre les nazis meurtriers et leurs collaborateurs. Israël peut se protéger contre ceux qui menacent son existence et de sa sécurité, comme il l’a fait dans le passé alors que la communauté internationale avait minimisé la gravité d’une menace.
Si Netanyahou voulait encourager les dirigeants du monde à agir contre l’Iran, il aurait pris part au Sommet de Washington sur le nucléaire cette semaine et aurait ses avertissements poignants directement à ses homologues. Mais Netanyahou était préoccupé par la critique de la capacité nucléaire de l’Israël, alors il a choisi de rester à la maison et de parler au mémorial plus sûr de Yad Vashem. Il a ainsi raté une chance de participer à l’effort international, ce qui souligne seulement l’isolement croissant d’Israël.

• 12/04/2010, Dépêches d’agences, Info-Palestine.

• 08/04/2010, Rapport sur les violations israéliennes des droits humains du 01/04/2010 au 07/04/2010, Info-Palestine.

• Journal vidéo, Sleepless in Gaza…and Jerusalem [26 minutes par jour], YouTube.

Chronique de la Colonisation de la Palestine 2010 Monde en Question.

Économie Monde

• Avril 2010, RAMONET Ignacio, La question sociale en Europe, Mémoire des luttes.

Au sein de l’Europe des Vingt-sept, quelque 85 millions de pauvres… Un Européen sur six vit dans le besoin. Et la situation continue de se dégrader à mesure que s’élargit l’onde expansive de l’explosion de la crise. La question sociale vient se replacer au coeur du débat. La colère populaire se manifeste contre les Plans d’austérité en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Irlande, en Islande, etc. Des grèves et des protestations violentes se multiplient. De nombreux citoyens expriment également leur refus de l’offre politique (l’abstention et le vote blanc atteignent des niveaux record) ou une adhésion à l’égard de divers fanatismes (l’extrême droite et la xénophobie progressent). Parce que la pauvreté et le désespoir social mettent aussi en crise le système démocratique. Faut-il s’attendre à un explosif printemps du mécontentement européen ?

• Avril 2010, Lettre n°73, Politiques Sociales.

Dossier documentaire & Bibliographie Économie sociale, Monde en Question.

Culture

• 12/04/2010, Bac philo 1/5 : La politique doit-elle faire le bonheur des citoyens ?, Les nouveaux chemins de la connaissance.

Brèves du 12/04/2010

Algérie

Cent mille réfugiés : 1952 – 1962 – Un exode algérien à la frontière ouest, Pôle Images-Sons et Recherches en Sciences Humaines.

Palestine/Israël

NON à la « Promenade David Ben Gourion » à Paris !, Monde en Question.

• 12/04/2010, Editorial : IDF bid to expel West Bank Palestinians is a step too far, Ha’aretz.

L’application de ce nouvel ordre militaire est non seulement susceptible de déclencher une nouvelle conflagration dans les territoires, il est aussi susceptible de donner au monde la preuve claire que l’objectif d’Israël est une déportation massive de Palestiniens de la Cisjordanie. Bien que tous les Juifs peuvent s’installer où ils le souhaitent, en Israël ou dans les territoires, Israël tente de priver les Palestiniens du même droit minimal de choisir où vivre, en Cisjordanie ou à Gaza.

• Journal vidéo, Sleepless in Gaza…and Jerusalem [26 minutes par jour], YouTube.

Chronique de la Colonisation de la Palestine 2010 Monde en Question.

Géopolitique

• 12/04/2010, Plaidoyer pour un désarmement total, L’Expression.

Curieusement, ce sont les États-Unis qui s’emparent du dossier nucléaire mondial en réunissant 47 États, aux lieu et place des Nations unies dont c’est la mission naturelle.
Cette rencontre, qui fait suite à l’annonce par M.Obama de la redéfinition de la politique nucléaire des États-Unis, intervient au moment où, auréolé de récents succès, il cherche à obtenir un consensus sur de nouvelles sanctions visant le programme nucléaire iranien. (…) Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a renoncé à participer au sommet sur la sécurité nucléaire organisé à Washington par Barack Obama. L’État hébreu redoute d’avoir à rendre des comptes sur son propre arsenal. Pas question pour Israël de lever le secret qui entoure son arsenal nucléaire. Les analystes étrangers estiment que l’État hébreu dispose, depuis une quarantaine d’années, de l’arme atomique et serait à la tête d’un arsenal conséquent. S’appuyant sur les capacités de production de plutonium de son réacteur de Dimona, dans le désert du Néguev, les experts pensent que le pays détient 100 à 200 têtes nucléaires sophistiquées.
Cette rencontre, qui fait suite à l’annonce par M.Obama de la redéfinition de la politique nucléaire des États-Unis, intervient au moment où, auréolé de récents succès, il cherche à obtenir un consensus sur de nouvelles sanctions visant le programme nucléaire iranien. (…) Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a renoncé à participer au sommet sur la sécurité nucléaire organisé à Washington par Barack Obama. L’État hébreu redoute d’avoir à rendre des comptes sur son propre arsenal. Pas question pour Israël de lever le secret qui entoure son arsenal nucléaire. Les analystes étrangers estiment que l’État hébreu dispose, depuis une quarantaine d’années, de l’arme atomique et serait à la tête d’un arsenal conséquent. S’appuyant sur les capacités de production de plutonium de son réacteur de Dimona, dans le désert du Néguev, les experts pensent que le pays détient 100 à 200 têtes nucléaires sophistiquées.
On se souvient de l’acharnement occidental contre le prétendu programme irakien. […] Même scénario avec l’Iran…

• 12/04/2010, Recep Tayyip Erdoğan à Paris, les yeux déjà fixés sur… Washington, Turquie Européenne.

Sur ce sujet-là [la sécurité nucléaire], en tout cas, le premier ministre turc s’est montré beaucoup plus offensif pour exposer sa propre conception de la sécurité au Moyen-Orient. Sur l’Iran, sur le conflit du Proche-Orient et sur les risques de prolifération nucléaire, il a suivi la ligne qui lui vaut à l’heure actuelle le soutien, pour ne pas dire l’admiration du monde arabo-musulman. À Paris, lors d’une rencontre particulièrement significative avec la presse, puisque tenue le 7 avril, quelques heures avant un déjeuner de travail avec le président français, le leader de l’AKP a qualifié Israël de « principale menace pour la paix régionale », en invoquant le rapport Goldstone sur l’offensive israélienne à Gaza. Quant à l’Iran, le chef du gouvernement turc a répété « que son programme nucléaire est uniquement civil » et qu’on ne pouvait pas mettre en accusation un pays pour un risque d’extension militaire que l’AIEA elle-même ne qualifie que de « probabilité ». L’argument final, développé par Recep Tayyip Erdogan, a été une nouvelle fois que l’Etat hébreu possède officieusement l’arme nucléaire et qu’il n’adhère pas au Traité de non prolifération (TNP). Cette tirade, qui a peut-être incité Benyamin Nétanyahou à ne pas se rendre à Washington, en dit long sur l’état d’esprit qui est celui du premier ministre turc avant son arrivée à Washington pour un sommet nucléaire où il y a fort à parier qu’il sera avant tout le représentant d’une puissance régionale qui ne cesse de s’affirmer.

• 02/04/2010, When friends are mad at you, Ha’aretzContreInfo.

Efraim Sneh, ancien ministre adjoint de la Défense, analyse les tensions israélo-américaines en relation avec le dossier iranien. Inquiet de la dégradation de l’image internationale d’Israël, il conclut que la meilleure option est celle d’un gel de la colonisation en échange de sanctions unilatérales des USA contre Téhéran. Faute de quoi, Israël devrait attaquer l’Iran avant l’hiver prochain, juge-t-il.

Culture

• 09/04/2010, Libertés et égalités : le citoyen français est-il en retard ?, Macadam philo.

• 08/04/2010, Les mirages de la transparence, La Fabrique de l’humain.

La dénonciation de la transparence, la phobie de la vidéosurveillance, la hantise de la traçabilité, frisent parfois la paranoïa ; elles confortent le sentiment nostalgique que le monde d’hier, en tout cas celui d’avant la révolution informatique et numérique, était un monde protégé. Un monde où l’intimité n’avait pas encore été entamée par le quadrillage systématique de nos vies. Les maîtres de l’informatique n’avaient pas encore pris la main sur nos écrans et les concepteurs de logiciels anonymiseurs ne formaient pas encore une nouvelle société secrète. Les webcams, les radars, le Pass Navigo, le croisement des fichiers, les mouchards informatiques, les satellites de Google Earth, l’imagerie médicale, n’étaient que rêveries fantasmées dans quelques livres de science fiction ou films expressionnistes. Le contrôle total et la veille électronique permanente relevaient de la fiction. Nous n’en sommes plus là. Et sans sombrer dans la dénonciation spontanée des dérives de la politique sécuritaire des États, sans ânonner l’antienne d’un big brother omnipotent et omniscient, il y a réellement de quoi s’inquiéter devant les innombrables dispositifs qui s’acharnent à nous rendre intégralement visibles. Le regard global n’est pas une vue de l’esprit. Il imprègne nos vies en même temps qu’il formate nos existences. Il dicte nos conduites en même temps qu’il dresse nos corps. L’extension du domaine du regard, la recherche éperdue de la visibilité, de la prévision, de la jouissance immédiate, il se pourrait bien qu’elles fassent taire la part obscure de nous-mêmes…

Brèves du 11/04/2010 Palestine

Palestine/Israël

NON à la « Promenade David Ben Gourion » à Paris !, Monde en Question.

• 11/04/2010, De nouvelles règles de séjour en Cisjordanie dénoncées par les défenseurs des droits de l’Homme, AP-Yahoo! Actualités.

Dix organisations israéliennes de défense des droits de l’Homme ont écrit au ministre de la Défense Ehoud Barak pour réclamer l’annulation des nouvelles consignes. Selon elles, elles sont si floues, notamment quant au type d’autorisation nécessaire, que virtuellement tous les Cisjordaniens pourraient être concernés.
« Cet ordre fait partie d’une série de mesures prises par l’armée en vue de vider la Cisjordanie des Palestiniens, notamment en les transférant vers Gaza », estime Sari Bashi, de l’ONG Gisha.
Les premières populations prises pour cible, selon les militants, sont les Gazaouis vivant en Cisjordanie et les conjoints étrangers d’habitants de Cisjordanie. Soit des dizaines de milliers de personnes.
Depuis le début de la deuxième Intifada en 2000, l’Etat hébreu a empêché la circulation entre la Bande de Gaza et la Cisjordanie. Avant l’interdiction, nombre de Gazaouis étaient partis vers la Cisjordanie, plus riche, à la recherche de travail. Mais les cartes d’identité fournies par Israël les identifient toujours comme Gazaouis, ce qui les rendrait vulnérables au regard des nouvelles consignes.
Même chose pour les milliers d’étrangers mariés en Cisjordanie mais sans résidence légale, Israël ayant depuis dix ans bloqué l’immigration vers la Cisjordanie.

• 11/04/2010, Un décret militaire israélien menace des Palestiniens d’expulsion massive, AFP-Libération.

Un ordre de l’armée, qui doit entrer en vigueur mardi, pourrait permettre l’expulsion ou l’arrestation de dizaines de milliers de Palestiniens séjournant en Cisjordanie, affirme dimanche le quotidien Ha’aretz.
Cet ordre vise notamment les Palestiniens détenteurs d’une carte d’identité avec une adresse dans la bande de Gaza, ou qui sont nés dans ce territoire, ainsi que leurs descendants. La bande de Gaza est contrôlée par les islamistes du Hamas depuis 2007 alors que la Cisjordanie est restée sous la responsabilité de l’Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas.
Israël impose un strict blocus de Gaza qui empêche les Palestiniens originaires de cette enclave de se rendre en Cisjordanie. Le nouveau décret militaire vise également les Palestiniens nés en Cisjordanie qui ont pour diverses raisons perdu leur statut de résident à la suite par exemple d’un séjour à l’étranger, ainsi que les épouses étrangères de Palestiniens, précise le journal.
Jusqu’à présent, les tribunaux civils israéliens empêchaient en général des expulsions de Cisjordanie visant ces personnes. Mais le décret prévoit que ces dossiers seront désormais soumis à la juridiction de tribunaux militaires: les personnes visées seraient alors jugées en tant «qu’infiltrées», susceptibles d’être expulsées vers le pays ou la région d’où elles sont venues «illégalement».
Cet ordre, signé le 13 octobre 2009 par le commandant des forces de Cisjordanie, le général Gadi Shamni, doit entrer en vigueur six mois après. Il prévoit des peines pouvant aller jusqu’à sept ans de prison, assorties d’une amende de 7.500 shekels (1.500 euros).
Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’armée a confirmé que des «amendements à l’ordre visant à empêcher des infiltrations» avaient été publiés. «L’armée est prête à appliquer cet ordre, qui ne s’applique pas aux Israéliens, mais à ceux qui séjournent illégalement en Judée-Samarie (Cisjordanie)», a ajouté le porte-parole, sans autre détail.

• 11/04/2010, HASS Amira, IDF order will enable mass deportation from West Bank, Ha’aretzInfo-Palestine.

Une nouvelle loi militaire destinée à empêcher l’infitration va être mise en application cette semaine ; elle va permettre la déportation de milliers de Palestiniens de Cisjordanie, ou leur poursuite pour des délits passibles de peines d’emprisonnement qui peuvent aller jusqu’à sept ans.
Si l’on en juge par l’action du Haut Commandement à la Sécurité au cours des dix dernières années, les premiers Palestiniens qui seront visés par les nouvelles règles sont ceux dont la carte d’identité porte une adresse dans la bande de Gaza – c’est à dire les gens qui sont née à Gaza et leurs enfants nés en Cisjordanie – ou ceux qui sont nés en Cisjordanie ou à l’étranger et qui pour différentes raisons ont perdu leur statut de résident. Seront visées aussi les conjoints (de Palestiniens) nés à l’étranger.
Les nouvelles règlent ont pour but de réprimer l’opposition en Cisjordanie.
Actuellement les Palestiniens ont besoin de permis spéciaux pour entrer dans les endroits proches du Mur de Sécurité même si leur maison s’y trouve, et en outre, les Palestiniens sont depuis longtemps interdits de séjour dans la Vallée du Jourdain sauf autorisation spéciale. Jusqu’en 2009, les Palestiniens de Jérusalem-Est devaient avoir un permis pour entrer dans la zone A, la zone sous contrôle de l’Autorité Palestinienne.
La crainte que les Palestiniens domiciliés à Gaza soient les premiers visés par cette loi repose sur les mesures qu’Israël a prises, ces dernières années, pour réduire leurs droits de vivre, travailler, étudier et même venir en visite en Cisjordanie. Ces mesures violent les accords d’Oslo.

• 11/04/2010, COHEN Avner, Israel missing a chance at nuclear global legitimacy, Ha’aretz.

L’étonnante décision Benyamin Netanyahou de ne pas prendre part au sommet, soi-disant parce qu’un certain nombre de dirigeants arabes vilipenderait la politique nucléaire d’Israël et son refus de signer le traité – une sorte de rituel arabe dans les forums internationaux – est regrettable et ne sert pas les intérêts d’Israël. Cette décision découle de la peur, du manque de confiance et du sentiment d’isolement – marques d’une prise de décision irrationnelle.

• Journal vidéo, Sleepless in Gaza…and Jerusalem [26 minutes par jour], YouTube.

Chronique de la Colonisation de la Palestine 2010 Monde en Question.

Brèves du 10/04/2010

Palestine/Israël

NON à la « Promenade David Ben Gourion » à Paris !, Monde en Question.

• 09/04/2010, Benyamin Nétanyahou n’assistera pas à la conférence sur le nucléaire à Washington, AP-Yahoo! Actualités.

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a décidé de ne pas se rendre la semaine prochaine à la conférence sur le nucléaire à Washington, par crainte qu’Israël soit pointé du doigt sur son programme nucléaire, ont annoncé vendredi des responsables de son bureau.

• 07/04/2010, Ajami Film qui dépeint la vie des Arabes israéliens, SiteAFPAlloCinéIMDbTV5La TribuneleJDDLe Monde [critique] Le Monde [entretien] – Le PointTélérama.

• 06/04/2010, La police religieuse sévit dans les bus, Le TempsAFPS.

Des « escadrons de la modestie » (une milice ultra-orthodoxe) séparent les sexes et contrôlent la tenue ou le comportement des passagers. Des députés dénoncent un procédé illégal qui prend de l’ampleur.
«Nous sommes ici devant une ligne d’autobus « estampillée kasher ». Elle est majoritairement fréquentée par des religieux, lâche rageusement la présidente du Conseil municipal de Tel-Aviv Yaël Dayan. Cela signifie que la ségrégation des sexes y est pratiquée, avec l’accord des autorités. Les femmes entrent par l’arrière du véhicule et les hommes par l’avant. Ils ne se frôlent pas, ne s’assoient pas l’un à côté de l’autre. Dans certains véhicules, une épaisse couverture tendue au milieu du bus sépare les deux sexes. C’est le retour du Moyen Age.»

• 06/04/2010, La force du stylo d’Edward Saïd, Info-Palestine.

Pour Saïd, libérer un territoire du joug du colonialisme ne suffit pas. Un peuple a également besoin aussi de libérer son esprit de ce joug.

• 01/04/2010, Rapport sur les violations israéliennes des droits humains du 25/03/2010 au 31/03/2010, Info-Palestine.

• Journal vidéo, Sleepless in Gaza…and Jerusalem [26 minutes par jour], YouTube.

Chronique de la Colonisation de la Palestine 2010 Monde en Question.

Économie Monde

• 06/04/2010, Restructuration et luttes de classes dans l’industrie automobile mondiale, La Bataille socialiste.

• 05/04/2010, Emploi et migrations internationales, Post frontière.

L’innovation aux États-Unis a toujours été fondée, en partie au moins, sur la contribution des chercheurs et scientifiques nés a l’étranger. Une étude récente réalisée par l’Université Stanford montre: entre 1995 et 2005, les entreprises disposant d’au moins un fondateur né a l’étranger ont créé 450 mille nouveaux emplois. Et une étude encore plus récente montre qu’autour de chaque étranger engagé avec un visa H1B, l’entreprise crée 5 emplois supplémentaires !

• 04/04/2010, Les enjeux de l’immigration dans les monarchies du Golfe, Place des peuples.

• 02/04/2010, Les très hauts salaires du secteur privé, INSEE.

En 2007, 1 % des salariés à temps complet, les mieux rémunérés du secteur privé, perçoivent un salaire annuel moyen de 215 600 euros : ce sont les très hauts salaires. C’est sept fois plus que la moyenne des salariés à temps complet.

• Avril 2010, Lettre n°73, PolitiquesSociales.

Dossier documentaire & Bibliographie Économie sociale, Monde en Question.

France catho-laïque

• 05/04/2010, Lourdes en haut, Lourdes en bas, Là-bas si j’y suis.

• Avril 2010, HALIMI Serge, Burqa-bla-bla, Le Monde diplomatique.

Les Français sont vraisemblablement plus nombreux à connaître le nombre de minarets en Suisse (quatre) et de « burqas » en France (trois cent soixante-sept) qu’à savoir que le Trésor public a perdu 20 milliards d’euros à la suite d’une décision « technique » de l’exécutif.

Dossier documentaire & Bibliographie Voile & Burqa, Monde en Question.

Analyse du discours de Netanyahou à l’AIPAC

Le discours de Benyamin Netanyahou du 22 mars 2010 à l’AIPAC aux États-Unis n’a pas été analysé par les médias dominants. C’est en effet un discours gênant pour plusieurs raisons : les circonstances, le lieu et le contenu. Prolongeant le discours du 14 juin 2009 à l’Université Bar-Ilan de Tel Aviv [1], il l’aggrave en défiant le droit international pour imposer le fait accompli de la colonisation de la Palestine non seulement à Gaza mais aussi en Cisjordanie et principalement à Jérusalem-Est.

Les circonstances

Après la guerre contre Gaza, menée par le gouvernement de Ehud Olmert du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, Ehud Olmert a démissionné et a donc provoqué des élections anticipées.

La nouvelle assemblée, issue du scrutin du 10 février 2009, est la plus à droite de l’histoire de l’État d’Israël : Likoud (parti sioniste de la droite nationaliste représenté par Benyamin Netanyahou) remporta 27 sièges, Israel Beytenou (parti d’extrême droite fondé et représenté par Avigdor Liberman) 15 sièges, Shass (parti religieux ultra-orthodoxe représenté par Eli Yishaï) 11 sièges, Yahadut Hatorah (parti religieux orthodoxe) 5 sièges, Ihoud Leoumi (parti nationaliste d’extrême droite) 4 sièges, HaBait HaYehoudi (parti dans la mouvance du sionisme religieux) 3 sièges [2].

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou, investi par la Knesset le 31 mars 2009, comporte les principaux représentants de la droite et l’extrême droite israélienne auxquels s’est rallié par opportunisme Ehud Barak, dernier représentant du Parti travailliste qui depuis 1977 disparaît petit à petit de la vie politique.
Ce gouvernement pléthorique, qui compte le plus grand nombre de ministres de l’histoire de l’État d’Israël, est dirigé par un cabinet restreint (7 membres) composé, dans l’ordre protocolaire, du Premier ministre Benyamin Netanyahou, du ministre des Affaires stratégiques Moshé Yaalon, du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, du ministre de la Défense Ehoud Barak, du ministre de l’Intérieur Eli Yishaï, du ministre des Renseignements Dan Meridor et du ministre sans portefeuille Benny Begin. En faisant cela, Benyamin Netanyahou parvient à prendre des décisions avant que celles-ci ne soient débattues par le cabinet de sécurité (12 membres) ou le gouvernement (30 membres) avant d’être enregistrées par le Knesset.

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou s’est donné pour tâche de lancer une offensive contre le droit international visant à occulter le Rapport Goldstone et à faire accepter le fait accompli de la colonisation de la Palestine. Cela a été analysé par l’avocat Gilles Devers et surtout par l’israélien Jeff Halper (directeur du Comité israélien contre les démolitions de maisons). Il s’agit d’une attaque frontale du principe de Juridiction universelle. L’état d’Israël s’attribue une compétence universelle en matière de crimes contre les Juifs, mais veut interdire la réciproque concernant ses crimes contre les Palestiniens [3].

Ainsi, Le gouvernement de Benyamin Netanyahou, pariant sur une défaite de Barack Obama pour instituer le projet de loi instituant un système d’assurance public en mars et aux élections de mi-mandat en novembre, a délibérément provoqué l’administration américaine. L’annonce fracassante de la construction d’une tranche 1600 logements à Jérusalem-Est sur les 50000 prévus (Ha’aretz) visait à imposer le fait accompli de la colonisation de la Palestine au monde entier et principalement à l’allié indéfectible de l’État d’Israël, qui ne pourrait la poursuivre sans l’aide économique et militaire des États-Unis.

Le lieu

Le lobbying de l’État d’Israël via l’AIPAC pour influencer la politique américaine en faveur du politicide de la colonisation est connu. C’est un sujet tabou en France, mais ni aux États-Unis ni en Israël. Or, comme je l’écrivais le 22 mars dernier, on fantasme aussi la puissance de l’AIPAC car les temps changent… Il suffit de lire Ha’aretz pour se rendre compte que le pari du gouvernement de Benyamin Netanyahou se révèle être une fuite en avant périlleuse… pour l’avenir de l’État d’Israël.

Les temps changent, mais Benyamin Netanyahou poursuit aveuglément la politique sioniste de ses prédécesseurs depuis… 62 ans. C’est l’analyse des opposants israéliens à la colonisation Akiva ELDAR, Gideon LEVY ou Uri AVNERY. Les Israéliens vivront en sécurité le jour où leurs dirigeants accepteront de respecter les droits des Palestiniens. Point barre.

Le contenu

Le discours de Benyamin Netanyahou est un condensé de l’idéologie sioniste, qui se fonde sur une construction mythique et mystique de l’histoire d’Israël pour justifier la colonisation de la Palestine et du Golan syrien [4].

Dès l’introduction Netanyahou affirme :

Vous voyez, pour la première fois en deux mille ans, un peuple juif souverain a pu se défendre contre une agression.

On ne sait pas à quelle agression, passée ou présente et réelle ou fictive, il fait allusion. Peu importe. Il abuse de l’histoire réelle du génocide pour raconter l’histoire mythique d’un peuple dispersé et persécuté. La rhétorique de l’Holocauste lui permet de justifier les crimes de guerre commis contre le peuple palestinien car toute critique cautionnerait l’antisémitisme [5].

Cette pose victimaire lui permet de faire le lien avec la menace supposée, voire paranoïaque, de l’utilisation d’armes nucléaires que l’Iran ne possèdent pas mais que Israël possède bel et bien.

Aujourd’hui, une menace sans précédent pour l’humanité est imminente. Un régime iranien radical équipé d’armes nucléaires pourrait mettre un terme à l’ère de la paix nucléaire dont le monde a bénéficié pendant ces 65 dernières années. Un tel régime pourrait fournir des armes nucléaires à des terroristes. Il pourrait même être tenté de les utiliser, et notre monde ne serait plus jamais le même.

Pour les dirigeants israéliens, il est logique que «une menace pour Israël» soit «une menace pour le monde entier». Et qu’en est-il des menaces quotidiennes contre le peuple palestinien ? Silence. Qui ose encore poser la question ? Le chantage à l’antisémitisme fonctionne parfaitement.

C’est ainsi qu’il faut interpréter le passage qui a été repris de manière tronquée par les sites pro-sionistes :

Nous devons être jugés sur une seule et unique mesure, et les allégations à l’encontre de l’Etat d’Israël doivent être fondées sur des faits. Une des allégations qui n’est pas fondée sur des faits, c’est la tentative de décrire les Juifs comme des étrangers colonialistes dans leur propre patrie. C’est l’un des grands mensonges des temps modernes.

La manœuvres est habile, mais montre aussi que les campagnes contre l’occupation et contre l’apartheid, notamment la campagne BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) troublent les dirigeants israéliens qui tentent de dénier la réalité de la colonisation.
Les sites pro-sionistes n’ont repris qu’une partie de l’argument pour gommer l’aveu du déni de réalité : «la tentative de décrire les Juifs comme des étrangers colonialistes dans leur propre patrie» «est l’un des grands mensonges des temps modernes».

Benyamin Netanyahou a d’ailleurs poursuit en racontant l’histoire mythique de sa famille qui, excusez du peu, serait symbolique du «lien entre le peuple juif et la Terre d’Israël [Eretz Israël]» depuis 4000 ans pour justifier une fois de plus la colonisation.

Le peuple Juif construisait Jérusalem il y a 3 000 ans, et le peuple juif construit Jérusalem aujourd’hui. Jérusalem n’est pas une colonie. C’est notre capitale.
À Jérusalem, mon gouvernement a maintenu les politiques appliquées par chaque gouvernement israélien depuis 1967, y compris ceux qu’ont dirigés Golda Meïr, Menahem Begin et Yitzhak Rabin.

Naturellement, Benyamin Netanyahou ne parle pas du droit international mais du droit biblique !

Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a rappelé que Jérusalem-Est, conquise par Israël en 1967 puis annexée, demeure un territoire palestinien occupé au même titre que la Cisjordanie.
AP-Yahoo! Actualités du 20/03/2010

Comme le rappelait Gideon LEVY, le gouvernement israélien est spécialiste des «écrans de fumée, faux-fuyants et dérobades». Après avoir affirmé que «Jérusalem n’est pas une colonie», Benyamin Netanyahou cherche à nous endormir en prétendant que son «gouvernement a toujours montré son engagement à la paix, tant en paroles qu’en actes».
Plus le mensonge est gros… plus Netanyahou croit qu’il passera. Il prétend que, après les bombardements de Gaza par Ehud Olmert, il aurait dit aux dirigeants palestiniens «Venez négocier la paix». La suite prouve la conception qu’il se fait de la négociation.

Je vous le demande : qu’a fait l’Autorité palestinienne pour la paix ? Vous pouvez juger par vous-mêmes. Ils ont posé des conditions préalables aux pourparlers de paix, ils ont mené une implacable campagne internationale pour saper la légitimité d’Israël, et pour promouvoir l’odieux rapport Goldstone qui accuse à tort Israël de crimes de guerre. En fait, c’est exactement ce qu’ils font maintenant à l’ONU, à la grotesque Commission des droits de l’homme.

Comme tous les colonisateurs, l’État d’Israël ne reconnaît que le colonisé couché – mort ou vivant. Il n’a rien à offrir aux Palestiniens, mais Benyamin Netanyahou exige que les colonisés acceptent sans broncher l’occupation et assimile donc toute acte de résistance au terrorisme [6]. Ses arguments sécuritaires sont ceux d’un maquignon que n’est pas prêt à payer le prix de l’occupation.

Le plus incroyable est son exigence à contrôler les frontières du Liban et la Syrie :

Nous devons nous assurer que ce qui s’est passé au Liban et à Gaza ne se reproduise pas en Cisjordanie. Permettez-moi de vous expliquer ce qu’est notre problème majeur de sécurité avec le Liban. Ce n’est pas la frontière d’Israël avec le Liban – c’est la frontière imposée entre le Liban et la Syrie par laquelle l’Iran et la Syrie font passer clandestinement des milliers et des milliers de roquettes et de missiles au Hezbollah.

Benyamin Netanyahou qui n’a pas encore compris que les temps ont changé et que la politique d’Israël au Moyen-Orient nuit aux intérêts des États-Unis. Il répète son vieux discours de gendarme des américains :

Pendant des décennies, Israël a servi de rempart contre l’expansionnisme soviétique. Aujourd’hui, il aide l’Amérique à endiguer le flot de l’islam militant.

Mais le vice-président Joe Biden et le général David Petraeus, soutenu par le secrétaire à la Défense Robert Gates, ont dit clairement que la poursuite de la colonisation nuisait aux intérêts américains et que Israël était un fardeau stratégique [7].

Conclusion

Benyamin Netanyahou, qui se présente comme l’héritier de tous les dirigeants sionistes depuis 1948, poursuit imperturbablement la fuite en avant de l’État d’Israël vers la construction du Grand Israël des prophéties bibliques.

Benyamin Netanyahou reste enfermé dans les schémas idéologiques et stratégiques des années 1950 et s’accroche à la colonisation et à l’occupation militaire de la Palestine et du Golan.

Benyamin Netanyahou s’entête à refuser que le droit international s’applique à l’État d’Israël, mais exige qu’il s’applique à l’Iran.

Benyamin Netanyahou, avec la droite et l’extrême droite israélienne dont les religieux ultra-orthodoxes, n’a aucun projet pour son pays sinon le maintenir dans un état de guerre permanente.

05/04/2010
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Address by PM Netanyahu at the AIPAC Policy Conference, AIPACPrime Minister’s OfficeHa’aretz
• Allocution du Premier Ministre Benjamin Netanyahou à la Conférence de l’AIPAC
– Traduction 1 DebriefingUn écho d’Israël
– Traduction 2 CRIFJSS News
– Extraits Ambassade d’Israël en France
Chronique de la Colonisation de la Palestine 2010 Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Sionisme, Monde en Question.


[1] L’Université Bar-Ilan de Tel Aviv, qui prétend établir « des ponts entre études religieuses et laïques », est de fait sous la coupe des religieux. La publicité du site avoue qu’elle « permet aux étudiants de s’engager activement dans un vaste choix de programmes universitaires et identitaires » et « les études de judaïsme sont obligatoires ».
[2] Sources :
• Élections 2009 : les principaux partis politiques israéliens, Un écho d’Israël.
• Élections législatives israéliennes de 2009, Wikipédia.
[3] Lire aussi :
• Droits de l’homme – Les aléas de la juridiction universelle, RFI.
• Crimes de guerre à Gaza et juridiction universelle en Espagne… et en Israël, Info-Palestine.
[4] Lire :
• Netanyahou guerrier du sionisme, Monde en Question.
• SAND Shlomo, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2008 [ContreInfoFrance 2Le Monde diplomatiqueLDH-ToulonMonde en Question].
[5] Lire : FINKELSTEIN Norman G., L’industrie de l’Holocauste – Réflexions sur l’exploitation de la souffrance des Juifs, La Fabrique, 2001.
[6] Lire :
• 14/06/2009, Discours de Benyamin Netanyahou, Monde en Question.
• 15/06/2009, Réactions au discours de Netanyahou, Monde en Question.
• 17/06/2009, Analyse du discours de Netanyahou, Monde en Question.
[7] Lire :
• 20/03/2010, AVNERY Uri, L’arme ultime, Gush ShalomAFPS
Et maintenant, de façon évidente et tout à fait soudaine, la coupe est pleine. Obama, son vice-président et ses principaux collaborateurs condamnent le gouvernement Nétanyahou avec une sévérité croissante. La Secrétaire d’État Hillary Clinton a posé un ultimatum : Nétanyahou doit interrompre toute activité de colonisation, y compris à Jérusalem-Est ; il doit accepter de négocier sur tous les problèmes qui sont au coeur du conflit, y compris Jérusalem-Est et au-delà.
Cette semaine, Petraeus a délivré un message sans équivoque : après avoir passé en revue les problèmes de sa zone de responsabilité – qui comprend, entre autres, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Iran, l’Irak et le Yémen – il a évoqué ce qu’il a appelé “les causes à la racine de l’instabilité” dans la région. En tête de liste venait le conflit israélo-palestinien.
[…] la plupart des Juifs américains sont prêts à tout faire – vraiment tout – pour le gouvernement d’Israël. À une exception près : ils ne feront rien qui puisse porter atteinte à la sécurité des États-Unis. Lorsque le pavillon de la sécurité est hissé, les Juifs, comme tous les Américains, se mettent au garde-à-vous et saluent.
Si Obama décide de riposter et de mettre en oeuvre son arme ultime – l’accusation qu’Israël met en danger les vies des militaires américains – cela aurait des conséquences catastrophiques pour Israël.
• 22/03/2010, Israël renforce Al-Qaida, Monde en Question
Général David Petraeus commandant en chef du CENTCOM : Les tensions israélo-palestiniennes se transforment souvent en violence et en confrontations armées à grande échelle. Le conflit provoque un sentiment anti-américain, à cause de la perception du favoritisme des États-Unis à l’égard d’Israël. La colère arabe sur la question palestinienne limite la puissance et la profondeur de nos relations avec des gouvernements et des peuples dans l’AOR [zone de responsabilité du CENTCOM] et affaiblit la légitimité des régimes modérés dans le monde arabe. Pendant ce temps là Al-Qaida et d’autres groupes militants exploitent la colère pour mobiliser. Le conflit offre également à l’Iran une influence dans le monde arabe via ses clients, le Hezbollah libanais et le Hamas.
• 24/03/2010, HALIMI Serge, Coup de froid entre les États-Unis et Israël, Le Monde diplomatique
Plus fondamentalement, l’analyse régionale des États-Unis ne coïncide pas avec la politique actuelle de la droite et de l’extrême droite israéliennes.
Les nouvelles constructions à Jérusalem ou en Cisjordanie, a répété Mme Clinton dans son discours devant l’Aipac, portent atteinte au climat de confiance nécessaire et à la perspective de négociations auxquelles les deux parties [Israël et Palestine] se proclament attachées. Et ces constructions ont pour conséquence de rendre visible le désaccord entre les Etats-Unis et Israël, que d’autres parties dans la région espèrent exploiter. Cela entame la capacité unique dont disposent les États-Unis, celle de jouer un rôle essentiel dans le processus de paix. Notre crédit dépend en effet dans une certaine mesure de notre capacité à pouvoir saluer les deux parties lorsqu’elles font montre de courage. Et, quand nous ne sommes pas d’accord, à le faire savoir sans hésiter.
Le 16 mars, témoignant devant la commission des affaires armées du Sénat, le général David Petraeus, commandant des forces américaines dans une région qui va de l’Egypte au Pakistan (et qui couvre donc à la fois l’Irak et l’Afghanistan), a eu ce propos qui n’est pas passé inaperçu : La poursuite des hostilités entre Israël et quelques-uns de ses voisins met en cause notre capacité à défendre nos intérêts. […] Le conflit [au Proche-Orient] alimente un sentiment antiaméricain lié à une perception de favoritisme des États-Unis envers Israël. La colère arabe née de la question palestinienne limite la puissance et la profondeur du partenariat américain avec les gouvernements et les peuples de la région, en même temps qu’elle affaiblit la légitimité des régimes arabes modérés. Al-Qaida et les groupes militants tirent parti de cette colère afin de mobiliser de nouveaux appuis. Le conflit au Proche-Orient favorise l’influence de l’Iran dans le monde arabe à travers ses clients le Hezbollah libanais et le Hamas.
• 26/03/2010, ELDAR Akiva, Netanyahu and Obama are at point of no return, Ha’aretz
Pendant que Netanyahou recevait son ovation à la conférence de l’AIPAC, Obama et ses conseillers ont préparé une convention tout à fait différente, celle de la Ligue arabe qui se réunira à Tripoli samedi.
Les messages, venant de Riyad et de Amman à la Maison Blanche, sont très clairs : si vous ne bridez pas vos amis israéliens, Téhéran ne sera pas la seule capitale du Moyen-Orient où brûlera des drapeaux américains.
Robert Gates, secrétaire à la Défense, a résolument soutenu le général David Petraeus, le premier militaire américain à décrire Israël comme un fardeau stratégique.
Netanyahou avait l’espoir de gagner du temps jusqu’aux élections du Congrès en novembre, qui coïncideront avec la date limite fixée pour le gel des colonies. Mais les jeux favoris de Netanyahou (jouer avec la communauté juive et le Congrès contre la Maison Blanche et le département d’État) ne fonctionnent plus. Obama a décidé que sa coalition modérée au Moyen-Orient est plus importante que l’extrémiste de Nétanyahou. C’est un point de non retour.

USA-Israël – De l'alliance à la symbiose

Les liens stratégiques privilégiés qui existent entre l’État d’Israël et les États Unis d’Amérique sont un élément essentiel de la réalité politique au Proche Orient, et aucune analyse sérieuse des événements politiques qui s’y déroulent ne peut faire l’impasse sur les implications, à court et a long terme, de cette relation très particulière. Ceci dit, la nature de ces liens est souvent sujette à de graves mécompréhensions. Pour certains, Israël ne serait que le bras arme de l’impérialisme américain au Proche Orient, comme l’a été, par exemple, le Sud Vietnam dans les années soixante et soixante-dix, une espèce d’État-marionnette qui reçoit directement ses ordres du Département d’État et de la CIA. D’autres analystes considèrent, à l’inverse, qu’a travers ses puissants lobbys, État hébreu manipulerait la politique extérieure états-unienne en fonction de ses intérêts propres. C’est la thèse défendue, entre autres, par les professeurs américains John Marsheimer et Steven Walt. En fait ces sont toutes les deux des thèses réductrices : Israël n’est pas plus une marionnette des États-unis que ces derniers une marionnette manipulée par lobbys sionistes. Ce dont il est question, c’est d’une alliance entre deux pays allies, l’un, les USA, étant certes plus puissant que l’autre.

Une alliance forgée dans les années soixante

Cette alliance stratégique entre Israël et les États-unis n’a pas toujours existé, loin s’en faut. Elle date des années soixante, et en particulier d’après la guerre dite des six jours. Auparavant, c’était la France qui jouait le rôle d’allié stratégique et qui, entre autres, avait donné a Israël son premier réacteur nucléaire. On se souvient de la collaboration franco-israélienne dans la guerre du Sinaï et l’opération de Suez et de cette époque où l’ambassadeur de France en Israël avait son siège aux réunions du gouvernement israélien et où un petit politicard nommé Shimon Peres faisait des allers-retours fréquents entre Tel Aviv et Paris, essentiellement pour procurer des armes à l’État Hébreu. La venue au pouvoir de Charles de Gaulle et la nouvelle politique arabe de la France d’une part, et la décision états-unienne de jouer un rôle politique plus important au Proche Orient afin d’y asseoir son hégémonie politique et économique de l’autre, allaient sceller une nouvelle ère dans les relations entre Washington et Tel Aviv. Rapidement les F16 allaient remplacer les Mirages et le M16 les fusils d’assaut français, et une série d’accords stratégiques vont être signés entre Golda Meir et Lindon Johnson. Les nouvelles relations ne se limitent pas au militaire : Israël, qui a cette époque n’avait pas encore perdu son image d’ «État-pionnier», sert, dans le contexte de la guerre froide, de relais dans les pays – d’Afrique sub-saharienne en particulier – ayant accédé a l’indépendance et qui ne sont pas prêts à se lier a la puissance impérialiste américaine. L’État hébreu sert aussi à vendre des armes et à envoyer des conseillers militaires dans certains pays d’Amérique Latine où les États-unis ne peuvent pas intervenir directement. Avec la venue des néo-conservateurs au pouvoir, la nature des relations entre Washington et Tel Aviv va encore changer.

Symbiose : suite et fin ?

Il ne s’agit plus cette fois uniquement d’une alliance politico-militaire, mais d’une véritable symbiose. Car la stratégie de guerre globale-permanente-et-préventive (GGPP) qui est la trame de la politique de Georges W. Bush a été élaborée par des think-tanks où stratèges israéliens et états-uniens ont réfléchi et travaillé la main dans la main. En politique extérieure, tout ce qui se fait à Washington est immédiatement communiqué au gouvernement israélien et vice versa. Sans parler de la coopération sur le terrain, comme par exemple, en Colombie. La fin de l’administration néo-conservatrice à Washington va-t-elle changer la donne ? S’il ne fait pas de doute que Barack Obama a une conception différente de celle de ses prédécesseurs en ce qui concerne la politique extérieure US, c’est avant tout parce que la stratégie néo-conservatrice s’est soldée par des fiascos mémorables : l’Irak, l’Afghanistan, le Liban ont tous été des échecs et les États-unis sont aujourd’hui sur la scène internationale plus faibles qu’il y a deux décennies. Ce qui signifie qu’il faut en finir avec la stratégie de la GGPP, pour la remplacer par une politique plus intelligente et parfois moins brutale mais dans un but qui reste le même – asseoir l’hégémonie US à travers le monde, surtout à un moment où de nouvelles puissances sont en train de gagner du terrain (Chine, Inde, Russie). L’ironie de l’histoire est qu’au moment où l’électeur américain se débarrassait de l’administration néo-conservatrice, les Israéliens élisaient Benyamin Netanyahou, cheville ouvrière de la stratégie néo-conservatrice et prédicateur numéro un de la «guerre contre le terrorisme». C’est ce qui explique que les relations entre Washington et Tel Aviv ne sont pas aussi harmonieuses qu’auparavant, même s’il n’est évidemment pas question de mettre fin à l’alliance stratégique entre les deux pays. Pour Netanyahou, l’administration Obama est un accident de parcours qui s’achèvera dans quatre ans, alors que pour ce dernier, Netanyahou est l’homme d’une stratégie qui a échoué. Derrière les sourires et les déclarations d’amitié, ce n’est plus la symbiose qui avait caractérisé les relations bilatérales à l’époque de Georges W. Bush, et le discours du Caire a fait transpirer nombre de politiciens israéliens qui y ont vu un tournant stratégique dans la politique extérieure états-unienne.

The times they are changin’

Mais à Tel Aviv, on ne se contente pas d’attendre et nombreux sont ceux qui voudraient forcer la main des États-unis, en utilisant une provocation militaire, non pas contre l’Iran – ce serait trop risqué – mais contre des adversaires plus faible, le Liban ou, une fois de plus, Gaza. Jusqu’à présent, l’administration Obama a réussi à calmer le jeu et à plusieurs occasions Obama a dit à Israël «ne me faites pas de (mauvaise) surprise». Le message, pour être entendu quatre sur quatre à Tel Aviv se doit être beaucoup plus ferme que cela, et des menaces sont nécessaires, avec des sanctions à la clef. Difficile d’y croire. Le monde est en train de changer, et tôt ou tard le Moyen Orient aussi. De nouvelles puissances sont entrées dans le jeu stratégique, ce qui doit pousser Washington a réadapter sa politique régionale. Israël ne le veut en aucun cas, et la question qui se pose avec acuité est : combien de temps encore la queue fera bouger le chien ?

3 mars 2010
Michel WARSCHAWSKI
CIRPES

Lire aussi :
Dossier documentaire & Bibliographie Résistance Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Sionisme, Monde en Question.

Feu vert américain à Israël ?

Selon une dépêche de l’Associated Press, publiée le 5 juillet, les États-Unis auraient donné le feu vert à Israël pour attaquer l’Iran.

Les États-Unis ne feront pas obstacle à Israël si l’État hébreu juge nécessaire une action militaire pour éliminer la menace nucléaire iranienne, car c’est un pays souverain, a déclaré dimanche le vice-président américain Joe Biden.

Les États-Unis « ne peuvent pas dicter à un autre pays souverain ce qu’il peut ou ne peut pas faire », a déclaré M. Biden sur la chaîne de télévision ABC. L’État hébreu peut déterminer par lui-même « ce qui est dans son intérêt et ce qu’il décide vis-à-vis de l’Iran ou tout autre pays ».

« Que nous soyons d’accord ou non, ils ont le droit de le faire. Tout pays souverain a le droit de le faire », a-t-il ajouté. « Si le gouvernement (de Benyamin) Nétanyahou décide d’agir différemment de ce qui est fait actuellement, cela relève de leur droit souverain. Le choix ne nous appartient pas. »

AP-Yahoo! Actualités

Selon une dépêche de l’AFP, publiée le 7 juillet, les États-Unis n’auraient pas donné le feu vert à Israël pour attaquer l’Iran.

Le président américain Barack Obama a affirmé mardi que les États-Unis n’avaient « absolument pas » donné leur feu vert à Israël pour attaquer l’Iran afin de l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire, dans une interview à la chaîne de télévision CNN.

Interrogé sur le fait de savoir si les États-Unis avaient donné leur feu vert à Israël pour une éventuelle attaque de l’Iran, M. Obama a répondu « absolument pas. C’est très important, je suis aussi clair qu’il est possible de l’être » sur ce sujet.

Mais… « Le vice-président Joe Biden l’a dit catégoriquement : nous ne pouvons dicter à d’autres pays la conduite à tenir en matière de sécurité », a relevé le président américain qui se trouve à Moscou depuis lundi.

AFP

L’agence israélienne Guysen semble croire à version Obama.

Le département d’État américain a déclaré dans un communiqué paru lundi, que la déclaration de Joe Biden selon laquelle Israël devait décider d’elle-même des solutions à prendre contre la menace nucléaire iranienne, ne pouvait être considérée comme un « feu vert » américain pour une attaque militaire israélienne sur l’Iran.

« Nous n’allons certainement pas donner notre feu vert pour quelque attaque militaire que ce soit, mais Israël est un pays souverain et nous n’allons pas lui dicter ce qu’il doit faire », a expliqué le porte-parole du département d’État Ian Kelly.

Le communiqué indique que les États-Unis « partagent avec Israël leur profonde inquiétude sur le programme nucléaire iranien ».

Guysen

L’agence russe RIA Novosti reste perplexe.

Moscou est surpris par les propos du vice-président américain Joe Biden sur un éventuel emploi par Israël de la force armée contre l’Iran, a déclaré mardi le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères (MID) Andreï Nesterenko.

« Nous sommes pour le moins étonnés par les propos du vice-président américain Joe Biden. Nous estimons qu’ils sont en contradiction flagrante avec les approches déclarées par le président américain Barack Obama concernant le règlement de la situation autour du programme nucléaire iranien, et notamment la disposition des États-Unis à engager le dialogue avec Téhéran afin de rechercher une solution à ce problème par des moyens politiques et diplomatiques », a indiqué le porte-parole de la diplomatie russe.

RIA Novosti

Que penser de ce double langage ? Non seulement entre Biden et Obama, mais aussi de Obama lui-même. Philippe Grasset minimise cette affaire :

Le mythe resurgi d’une attaque contre l’Iran, que nous avons subi pendant trois longues années, l’est ici à partir de circonstances complètement fortuites bien plus que de fuites ou de pressions maladroites. C’est le pur produit du système de communication, enchaînant le thème sensationnel associé à “la politique de l’idéologie et de l’instinct” qui a prévalu officiellement pendant huit années, additionné au caractère d’un homme prompt à un peu trop parler. C’est un signe intéressant que l’extrémisme constant, ce “gauchissement” (vers la droite extrême, pour ceux que l’étiquetage passionne) systématique du discours et des options, est d’abord le produit de l’automatisme de la communication, qui est une sorte d’idéologie en soi. Il semble que tout le monde a paniqué dans cette affaire, y compris les Israéliens qui ont fait passer vite fait le message, par le Washington Times, qu’ils ne demandaient aucune autorisation d’attaquer à Washington, – impliquant par là qu’ils la demanderaient s’ils devaient attaquer, comme, apprend-on de source officielle israélienne cette fois, Olmert l’a fait auprès de Bush.

La chose (l’Iran) semble donc tenir à cœur à Obama, par conséquent la politique qu’il tente de mener depuis quelques mois, qu’il semble vouloir poursuivre malgré les événements depuis les élections présidentielles du 12 juin. Son intervention est abrupte et ne s’embarrasse pas de protocole. Le Absolutely not prétend répondre à la question “avez-vous donné votre feu vert à Israël pour une attaque?”, ce qui nous fait comprendre qu’effectivement la chose pourrait être demandée, ou a été demandée, ou même devrait être demandée. Pour l’instant, malgré les événements d’Iran, il semble hors de question d’appuyer de quelque manière que ce soit sur l’option militaire, même pour faire pression sur l’Iran. En soi, la réaction d’Obama est un message puissant pour l’Iran, qu’il ait été conçu de cette façon ou non, – et probablement ne l’a-t-il nullement été.

Dedefensa

Joe Biden a donné le feu vert à Israël pour attaquer l’Iran le 5 juillet. Barack Obama n’a refusé le feu vert que le 7 juillet et depuis Moscou, où il discute de la question des armes nucléaires. Pourquoi a-t-il réagi si tardivement ?

En utilisant le double-langage de la carotte et du bâton avec l’Iran, Barack Obama ne risque-t-il d’encourager la fuite en avant d’une guerre préventive déclenchée par le gouvernement de Benjamin Nétanyahou ?

Qu’en est-il de la volonté de Barack Obama de s’impliquer en faveur de la question palestinienne ? Ses atermoiements avec Israël ne sont-ils pas l’aveu de l’acceptation du fait accompli de la colonisation, qui rend impossible la création d’un État palestinien viable ?

Serge LEFORT
07/07/2009

Note du 08/07/2009 Lire aussi : Feu vert ou faux pas ?, Dedefensa.

Expansion d'une colonie illégale

Ce plan de construction, qui porte sur la construction de 300 unités résidentielles, attend encore un feu vert définitif au cours des mois à venir, selon une ONG israélienne.

Le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a approuvé un plan de construction de centaines de maisons dans une colonie sauvage en Cisjordanie occupée, a affirmé mardi 23 juin une ONG israélienne.
« Le plan est destiné à créer une continuité territoriale » entre la colonie de Talmon et une implantation sauvage voisine et « élargir la colonie aux dépens des villageois palestiniens dans la zone », a affirmé l’ONG Bimkom dans un communiqué.
Ce plan de construction, qui porte sur la construction de 300 unités résidentielles, attend encore un feu vert définitif au cours des mois à venir, précise toutefois Bimkom. La colonie de Talmon se trouve au nord-ouest de Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne.
« C’est la deuxième fois au cours des derniers mois que le ministre de la Défense Barak approuve l’extension de colonies existantes ou de nouvelles colonies », affirme Alon Cohen-Lifshitz, un responsable de Bimkom.

Toutes les colonies illégales

« Cela prouve que (Ehoud) Barak n’a pas l’intention de geler la construction dans les colonies existantes, ni même d’empêcher d’en construire de nouvelles », poursuit-il.
Aucun commentaire n’a pu être obtenu auprès du ministère de la Défense.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu exclut un gel de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés comme le réclame la communauté internationale, États-Unis en tête.
Il s’est dit en revanche prêt à démanteler des colonies sauvages en échange d’un soutien accru de Washington face à la menace d’un Iran nucléaire. Ces implantations, plus de 100, sont jugées illégales en Israël car elles n’ont pas obtenu le feu vert des autorités.
Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies sont illégales [1].

NouvelObs


[1] Le territoire inclus dans ligne verte de 1949 est considéré, par la communauté internationale, comme le seul territoire sur lequel l’État d’Israël est en doit d’exercer sa souveraineté. Israël, qui prétend à des «frontières sûres et reconnues», viole allègrement le droit international et revendique toute la Terre d’Israël – Eretz Israel.
• Dossier Organisations israéliennes contre l’occupation
• Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine