Palestine en Question

Blog dédié à la Palestine

Archives de Tag: Apartheid

Anarchistes contre le mur de l’Apartheid

Leehee Rothschild, militante anticolonialiste israélienne, est en Grande-Bretagne pour quelques semaines, dans le cadre de son soutien à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions à l’égard d’Israël). Les discussions avec la militante des Anarchistes contre le Mur sont l’occasion de s’informer sur la situation en Israël et en Palestine, tout autant que de débattre des modalités de notre soutien à la résistance palestinienne. C’est dans ce but que nous nous sommes rencontrés.

Après avoir fait connaissance, la conversation porte rapidement sur l’évolution de la situation en Israël dont, selon Leehee, la politique prouve de plus en plus le racisme inhérent à l’idée d’un « État juif ». A titre d’exemples, l’élargissement à toute personne sans-papiers du statut d’ « infiltré » (qui concernait initialement les Palestiniens non autorisés à résider en Israël ou en Cisjordnaie) symbolise l’extension du racisme anti-arabes à tous ceux qui ne sont pas blancs, et la construction d’un nouveau camp pour immigrés dans le Néguev en est une des conséquences. Pour ce qui est de la nature du régime israélien, Leehee Rothschild définit le sionisme comme un mouvement colonial et raciste ayant, au profit d’une partie des Juifs occidentaux, séparé les Juifs des Palestiniens, ainsi que les Juifs européens des Juifs orientaux. Par ailleurs, la place occupée par l’armée dans l’appareil d’État israélien, ainsi que la glorification de valeurs guerrières et machistes, ont des conséquences délétères en ce qui concerne la situation des femmes.

Nous en venons à la question des luttes sociales en Israël. Comme beaucoup de militants des Anarchistes contre le Mur, Leehee trouve que de nombreux aspect du « Mouvement des tentes » (ou « Mouvement des indignés israéliens ») sont très problématiques, dans la mesure où aucune des questions soulevées par le mouvement n’entre en opposition avec les fondamentaux du sionisme. Pour la direction du « Mouvement des tentes », composée en majorité d’hommes blancs issus de la « classe moyenne », l’idéal serait de revenir à l’époque où la sociale-démocratie israélienne garantissait des conditions de vie satisfaisantes aux Juifs ashkénazes, tout en tenant les situations des autres populations (dont les Palestiniens) à l’écart des préoccupations exprimées. Dans cette démarche, le « Mouvement des tentes » a accouché de trois organisations politiques appartenant à la gauche sioniste : la première est liée au Parti travailliste, la seconde se rattache à la mouvance écologiste, et la troisième est l’embryon d’un parti politique qui mettrait la question de l’accès au logement des « classes moyennes » au cœur de son programme. Leehee est assez déçue que le Parti Communiste d’Israël travaille avec ces derniers.

Nous discutons ensuite des mouvements de lutte en cours en Cisjordanie, qui portent sur la dégradation des conditions de vie dans les territoires occupés, et prouvent le mensonge du « développement économique » qui aurait lieu en Palestine grâce à l’Autorité Palestinienne et sa coopération avec Israël. Le mouvement de lutte des Palestiniens critique avec virulence les accords d’Oslo ainsi que le protocole de Paris, qui organisent les échanges économiques entre l’Autorité Palestinienne et l’Etat d’Israël au profit de ce dernier. Je dis être assez choqué que le mouvement de solidarité européen n’exprime pas de solidarité avec ces mouvements, et critique l’occupation sans démasquer les institutions « palestiniennes » mises en place par l’occupant. Puisqu’il n’y a pas de « processus de paix » en dehors des discours, et que l’Autorité Palestinienne n’existe que par sa bureaucratie et sa police, il nous semble à tous deux évident que celle-ci sera aussi la cible des prochains soulèvements palestiniens. Il paraît donc impossible d’imaginer un soutien à la lutte palestinienne sans soutien aux luttes contre la coopération avec Israël.

Passés les constats sur la situation en Palestine, nous discutons maintenant des moyens d’organisation face à la politique israélienne. Ayant rencontré il y a quelques années à Jérusalem des militants des Anarchistes contre le Mur, je dis avoir perçu une certaine hétérogénéité dans leurs cultures politiques respectives, et avoir entendu plusieurs fois l’antisioniste israélien Michel Warschawski dire que dans ce contexte, le terme « anarchiste » est plus à entendre comme un synonyme de « rebelle » ou « opposant radical ». Leehee me confirme que la plupart des militants de l’organisation ne sont pas anarchistes au sens idéologique du terme, et m’apprend que la plupart d’entre eux votent. Soit pour le Parti Communiste, soit pour les nationalistes arabes du Balad. Leurs références politiques se situent du côté de la gauche anticolonialiste ou encore du Bund, mouvement non-sioniste qui agissait en vue de l’autonomie politique des Juifs d’Europe de l’Est, et défendait un judaïsme intrinsèquement lié à la lutte contre l’oppression.

La plupart des membres des Anarchistes contre le Mur sont par ailleurs investis dans le collectif Boycott from Within (Boycott de l’Intérieur) qui vise à apporter une légitimité à la campagne BDS. Lorsqu’ils agissent dans ce collectif, leur activité est le plus souvent alignée sur la temporalité du mouvement de solidarité à l’international, et vise à fournir un argument face au chantage à l’antisémitisme. Leehee Rothschild a par exemple témoigné à Paris lors du procès de militants poursuivis en raison de leur appel au boycott des produits israéliens. Comme l’essentiel des militants de la campagne BDS, elle estime que la priorité n’est pas de se prononcer sur l’établissement d’un Etat binational (sur toute la Palestine historique, avec égalité des droits entre Palestiniens et Israéliens) ou sur une « solution à deux États » (dans le cadre des frontières reconnues par le droit international et les résolutions de l’ONU). Elle apprécie au contraire la campagne BDS car elle vise prioritairement à la satisfaction des revendications palestiniennes immédiates : la fin de l’occupation des territoires palestiniens, le droit au retour des réfugiés palestiniens dans leurs maisons, l’égalité entre Palestiniens et Israéliens.

Je décide enfin de demander à Leehee son point de vue sur l’un des débats qui traversent une partie du mouvement de solidarité depuis au moins deux ans : celui relatif au respect de l’autonomie de la lutte palestinienne. Pour beaucoup de militants, les références fréquente à une « nécessité de convaincre l’opinion publique internationale » dans l’élaboration des stratégies des Palestiniens semblent aller a contrario d’une autonomisation de la lutte. Je dis par ailleurs voir un décalage entre la couverture médiatique du rituel hebdomadaire de la manifestation non-violente jusqu’au mur de Cisjordanie, et les effets concrets d’une telle stratégie. Si la sincérité des soutiens israéliens et internationaux à la « résistance non-violente » n’est pas en cause, il conviendrait, je crois, de se demander si les militants israéliens et internationaux n’ont pas imposé leur vision de la lutte aux colonisés.

Leehee Rothschild défend aussi la nécessité de ne pas séparer artificiellement « lutte violente » et « lutte non-violente », et dit soutenir la résistance non-armée à l’occupation parce qu’elle correspond actuellement au choix des Palestiniens, et non parce qu’elle leur reprocherait de prendre les armes si telle était leur décision. Au cas où j’aurais peur que les anticolonialistes israéliens et européens aient rendu les manifestants palestiniens dépendants de leur présence, elle assure qu’un certain nombre de manifestations ne se font qu’entre Palestiniens, que ce sont les Palestiniens qui établissent leur propre agenda, et elle rappelle que contrairement à l’image déformée donnée par les médias et par certaines associations, ce type de résistance n’est pas nouveau en Palestine. Depuis plusieurs décennies, des défilés de manifestants seulement équipés de pierres et de drapeaux ont lieu en Palestine. Cependant, si les Israéliens antisionistes essaient d’organiser la lutte avec les Palestiniens, Leehee est aussi consciente de l’illusion représentée par l’idée de « rétablir l’égalité dans la lutte ». A titre d’exemple, un militant israélien arrêté dans une manifestation en Cisjordanie est libéré au bout de 3 jours, quand un Palestinien reste incarcéré 3 mois.

En ce qui concerne le rapport de domination qu’il faut s’efforcer de ne pas reproduire, et l’autonomie à respecter, Leehee fait le parallèle avec les rapports entre hommes et femmes, et affirme que si un homme peut se joindre aux luttes féministes, il ne risque pas d’être violé ou harcelé sexuellement dans la rue. Selon Leehee, de ce fait, l’identité de genre range les hommes du côté des oppresseurs, et leur connaissance de l’oppression des femmes ne peut être que théorique, comme la connaissance qu’un Israélien peut avoir de la situation des Palestiniens. Tout en étant d’accord sur l’ampleur de la domination masculine, sur la manière dont elle est reproduite par les militants (ne serait-ce que dans la répartition de la parole ou dans la division du travail), et sur la nécessité de luttes ou d’expression non-mixtes, le parallèle me semble avoir certaines limites. Ne serait-ce que parce qu’il n’y a pas de séparation physique entre hommes et femmes comme entre Israéliens et Palestiniens de Cisjordanie …

Leehee revient sur la question de l’élaboration des stratégies, et insiste sur le fait que dans les « comités de résistance populaire », l’avis des Israéliens qui s’y joignent quelques heures par semaine n’est que consultatif. De plus, les Israéliens anticolonialistes qui pourraient exprimer un point de vue sur une éventuelle reprise de la lutte armée contre l’occupation militaire le feraient en fonction de considérations stratégiques. Il n’y a chez eux aucune condamnation morale de la lutte armée contre une occupation.

Je lui dis qu’une lutte cohérente contre la colonisation signifierait se positionner de manière autonome, sans se demander ce que les citoyens de l’État colonial (ou des autres États occidentaux) penseront du chemin emprunté par la lutte. Aussi, nous pouvons nous demander si les éventuels « conseils » n’entretiennent pas les complexes coloniaux. Je compare notamment la lutte palestinienne à celle du peuple algérien, qui – bien qu’elle accueillait volontiers dans ses rangs les français souhaitant fournir un appui – cherchait à porter des coups au colonisateur plus qu’à convaincre l' »opinion publique » française. Mais pour Leehee, il est important de ne pas oublier qu’à l’inverse des Français d’Algérie, qui furent rapatriés, un certain nombre d’Israéliens n’a pas d’autre nationalité, et ceux qui luttent doivent donc être attentifs à la construction de l’égalité et du vivre ensemble. Si cette préoccupation est légitime, et si personne dans le mouvement de solidarité ne remet en cause la présence des Israéliens au Proche-Orient, il me paraît assez exigeant de demander aux Palestiniens d’agir en fonction de la garantie du statut des Israéliens dans le cadre de l’hypothétique société post-sioniste à venir …

Ce débat touche cependant à des problématiques qui vont bien au delà de la seule cause palestinienne. En réalité, la question semble plus globalement liée aux tabous autour et de la lutte armée, et au recul de la réappropriation de la violence, y compris dans les luttes anticoloniales. Les discours en faveur de la « non-violence » comme les références à une opinion publique homogène qu’il s’agirait de convaincre ne sont qu’un des aspects d’un mode de gouvernance dont nombre d’activités semblent converger dans le but de masquer la violence des rapports de force. Il serait donc à la fois absurde et injuste de faire porter la responsabilité première de cette situation aux internationaux et aux israéliens qui agissent dans le cadre du mouvement de solidarité avec la Palestine …

06/11/2012
Agence Médias Palestine

Lire aussi :
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine – Israël, Monde en Question.

Publicités

Comprendre le régime d’occupation israélien

Initié en 2002 par Israël, le Mur de Cisjordanie est le dispositif de contrôle le plus imposant, le plus visible et le plus coûteux réalisé depuis l’occupation de cette région et de la Bande de Gaza en juin 1967. Construit pour matérialiser la politique israélienne de séparation (hafrada) unilatérale, il est devenu le lieu et la cible des contestations locales et internationales. Surmédiatisé, il est désormais l’emblème du conflit israélo-palestinien : murs de béton ou portions de barrières érigés par Israël en Cisjordanie s’affichent sur les couvertures des publications journalistiques ou scientifiques. Dès lors, les évolutions actuelles et les enjeux du conflit semblent bien souvent devoir être résumés et compris à travers la seule analyse de cet édifice. Cet édifice peut pourtant aussi être considéré comme un leurre. Captés par le Mur, beaucoup d’observateurs locaux et internationaux n’ont en effet plus fait attention aux processus et aux reconfigurations du régime d’occupation israélien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Considérant la séparation comme achevée et matérialisée, certains estiment même que les termes du débat et du conflit on changé. Ainsi, le Mur masque autant qu’il révèle.

Rassemblant des recherches d’anthropologues, de sociologues, d’historiens, de politologues et d’économistes, ce livre propose, justement, de déplacer le regard à l’ombre du Mur. Il entend ainsi analyser les reconfigurations du régime d’occupation israélien afin de comprendre la nature de la séparation mise en œuvre en Cisjordanie au cours des vingt dernières années. La perspective choisie met en avant le rôle des acteurs et des institutions locales et internationales qui ont contribué à redéployer ces dispositifs de contrôle, qu’elles aient participé à leur fonctionnement, ou, au contraire, qu’elles les aient contournés ou qu’elles se les soient réappropriés. Nous verrons comment, tout en jouant sur l’imaginaire de la frontière, la mise en œuvre de la politique de séparation israélienne entraîne sur le terrain une réorganisation des rapports de domination économiques, sociaux et politiques entre les populations des espaces israéliens et palestiniens. Perpétuant et renforçant leur rapport d’interdépendance, ce régime d’occupation complexe compromet la création d’un État palestinien viable.

Stéphanie Latte Abdallah, Cedric Parizot, A l’ombre du Mur : comprendre le régime d’occupation israélien, Télécharger l’article.

Lire aussi :
• 03/2009, Cedric Parizot, Après le Mur, CNRS.
• 07/2009, Cedric Parizot, Séparation et régime de mobilité entre Israël et la Cisjordanie (2000-2009) : Réglementations, pratiques et acteurs, CNRS.
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Les Juifs d’Israël approuvent un régime d’apartheid

Une large majorité des Juifs d’Israël soutient l’établissement d’un régime discriminant la minorité arabe du pays dans le cas d’une annexion de la Cisjordanie occupée, indique un sondage publié mardi par le quotidien Ha’aretz.

La majorité des Israéliens soutient un régime d’apartheid en Israël, titre le journal de la gauche libérale.

Pas moins de 59% des Juifs d’Israël estiment que les emplois dans les ministères devraient dans ce cas être prioritairement réservés aux Juifs, et 49% pensent que l’État devrait alors traiter ses ressortissants juifs de façon préférentielle par rapport à leurs compatriotes arabes.

Toujours selon ce sondage, 42% des Juifs d’Israël ne veulent par ailleurs pas cohabiter avec des Arabes dans un même immeuble résidentiel, et 42% refusent que leurs enfants fréquentent les mêmes écoles que des Arabes.

Il apparaît aussi que 69% de l’opinion juive d’Israël soutiendrait une loi interdisant aux quelque 2,5 millions de Palestiniens de Cisjordanie le droit de vote en Israël en cas d’annexion de cette région, aujourd’hui contrôlée à 60% par l’Etat hébreu.

Pas moins de 74% des Juifs d’Israël souhaitent en outre qu’Israéliens et Palestiniens empruntent des routes séparées en Cisjordanie occupée.

Enfin, sans préjuger d’une éventuelle annexion de la Cisjordanie dans l’avenir, 47% des Juifs d’Israël se prononcent d’ores et déjà pour un transfert d’une partie de la population arabe d’Israël (1,3 million de personnes) vers les territoires contrôlés par l’Autorité palestinienne en Cisjordanie.

Le sondage a été réalisé en septembre dernier par téléphone par l’Institut Dialog du professeur Camil Fuchs de l’Université de Tel-Aviv, sur un échantillon de 503 personnes représentatif de la population juive adulte d’Israël, avec une marge d’erreur de 4,4%.

Face au blocage persistant du processus de paix, l’option d’une annexion par Israël de tout ou partie de la Cisjordanie gagne du terrain chez une minorité de la classe politique israélienne.

Cette idée d’un État binational unique n’est pas nouvelle : elle faisait partie des revendications de l’OLP jusqu’aux années 1980.

Cette stratégie a été abandonnée par les Palestiniens, qui réclament désormais un État indépendant sur leurs territoires occupés par Israël depuis juin 1967: Cisjordanie, Jérusalem-Est et bande de Gaza.

AFP – Romandie

Lire aussi :
• 23/10/2012, Gideon LEVY, Apartheid without shame or guilt, Ha’aretz.
• 23/10/2012, Gideon LEVY, Survey: Most Israeli Jews would support apartheid regime in Israel, Ha’aretz.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.

Berlin-Bil'in

La commémoration de la chute du mur de Berlin fut l’occasion, pour les médias dominants, de déverser leur haine anticommuniste en reconstruisant rétrospectivement l’événement et en passant sous silence le mur de l’Apartheid en Palestine.

Serge LEFORT
28/11/2009

Revues de presse
• 09/11/2009, Revue de presse internationale, France 24
• 09/11/2009, Revue de presse française, France 24
• 09/11/2009, Revue de presse française, Nouvel Obs
• 09/11/2009, Revue de presse européenne, euro|topics
• 09/11/2009, Revue de presse russe, RIA Novosti
• 09/11/2009, Le Mur de Berlin, 20 ans après – Diaporamas, RIA Novosti
• 11/11/2009, Russie : Les blogueurs et le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, Global Voices

Documents
• Le mur de Berlin a été démoli il y a 20 ans, mais reste sa poussière, RIA Novosti

• Le monde entier commémore la chute du mur de Berlin, Global Voices

• Quand Kohl, Mitterrand, Delors et Giscard débattaient de la chute du mur au Parlement européen, EurActiv

• Berlin, capitale sans mémoire ?, La vie des idées

Il y a vingt ans tombait le mur de Berlin. Au-delà du souvenir et de la commémoration, que reste-t-il de la RDA dans le paysage berlinois ? Une exposition présentée à Paris s’interroge sur « l’effacement des traces » du passé communiste, qu’il s’agisse de la débaptisation des rues ou de la destruction du Palais de la République. Rencontre avec l’une des commissaires de cette exposition.

• Berlin 1989-2009 L’effacement des traces Exposition ouverte du 21 octobre au 31 décembre 2009
Musée d’Histoire Contemporaine – BDIC
Dossier de presse

• 29/10/2009, 1989-2009 – Berlin, il y a 20 ans I, Là-bas si j’y suis
• 30/10/2009, 1989-2009 – Berlin, il y a 20 ans II, Là-bas si j’y suis

• 06/11/2009, Ni’lin fête le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, YouTube

• 09/11/2009, A Berlin, Là-bas si j’y suis

• 09/11/2009, Allemagne, 20 ans après : le prix du rêve, Interception – France Inter

Autrefois la division était physique, sous la forme d’un mur. Aujourd’hui elle est sociale, entre des riches toujours plus riches, et des pauvres toujours plus pauvres ».
Ainsi s’exprime un ancien ouvrier de la République Démocratique Allemande, rencontré lors d’une manifestation dans les rues de Leipzig. 20 ans après la réunification des deux Allemagne.

Analyses
• 19/02/2008, John PILGER, Faire tomber les nouveaux murs de Berlin, Le Grand Soir

John Pilger décrit comment l’évasion des Palestiniens de Gaza peut inspirer tous ceux qui luttent pour faire tomber les nouveaux murs de Berlin qui s’érigent partout dans le monde.

• 06/11/2009, William BLUM, Le Mur de Berlin – Encore un mythe de la Guerre Froide, Le Grand Soir

D’ici quelques semaines, on peut s’attendre à ce que les médias mettent en route leurs moulins à propagande pour commémorer le 20e anniversaire de la démolition du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989. Tous les clichés de la Guerre Froide sur le « Monde Libre » opposé à la tyrannie communistes vont revenir parader, et la fable simpliste racontant le pourquoi de l’existence du mur sera répétée à l’infini.

• 09/11/2009, Peter Schwarz, La chute du Mur de Berlin, WSWS

La contradiction entre l’enthousiasme officiel et le mécontentement populaire en dit long sur la signification réelle des événements de novembre 1989. Les efforts entrepris par les médias pour glorifier ces événements comme étant le commencement d’une nouvelle ère de la démocratie, de la liberté et de la paix sont d’autant plus grands qu’il s’avère que ce n’était absolument pas le cas. Il existe peu d’événements de l’histoire contemporaine qui furent autant mystifiés que la fin de la RDA.

• 09/11/2009, Chems Eddine Chitour, Mythe du mur de Berlin et vrai mur de la Honte en Palestine, Mondialisation

Marquant le 20e anniversaire depuis la chute du mur de Berlin, les Palestiniens ont démoli ce vendredi dans le village cisjordanien de Ni’lin, un pan de mur [d’Apartheid] construit par Israël. Lors de la manifestation hebdomadaire contre le mur, qui traverse le centre du village situé dans la région de Ramallah et isole les habitants de 60% de leurs terres agricoles, quelque 300 manifestants ont méthodiquement démantelé une section en béton avant que les forces israéliennes n’ouvrent le feu. Ils ont brûlé des pneus et abattu une dalle de béton de huit mètres de haut en s’aidant d’un vérin mécanique pour voiture.

• 10/11/2009, Benjamin Moriamé, Berlin 89 – Jérusalem 09 : d’un Mur à l’autre, Investig’action

Bien des murs ont été érigés depuis vingt ans. Tandis que la commémoration de la chute du Mur de Berlin bat son plein, les barrières du « monde moderne » restent invisibles au plus grand nombre. La plupart de ces nouveaux murs, au Mexique, au Botswana ou dans le sud de l’Europe, font obstacle à l’immigration. Le Mur du Proche-Orient, lui, n’est pas bâti sur une frontière. Il serpente à l’intérieur du territoire palestinien sur plus de 450 kilomètres – bientôt 700. Ce Mur traîne derrière lui des conséquences, à la fois humanitaires et politiques, inégalées.

• 10/11/2009, Slavoj ZIZEK, Derrière le Mur, les peuples ne rêvaient pas de capitalisme, Le Grand Soir

C’est un lieu commun que d’insister sur ce que ces événements ont eu de « miraculeux ». Un rêve est devenu réalité, il s’est passé quelque chose qu’on n’aurait même pas envisagé quelques mois auparavant : des élections libres, la fin des régimes communistes qui se sont effondrés comme un château de cartes.

• 12/11/2009, Benjamin Moriamé, 1989 – 2009, Vingt ans de remparts, ContreInfo

L’unanimité médiatique des célébrations de la chute du mur de Berlin s’est largement dispensée d’interroger la réalité actuelle. Pourtant, nous rappelle le journaliste indépendant Benjamin Moriamé, durant les vingt ans qui ont suivi le démantèlement du rideau de fer, ce dispositif archaïque de violence silencieuse faite aux hommes qu’est la muraille a largement proliféré sur la surface du globe. Et aux cicatrices déjà anciennes qui séparent les deux Corée ou isolent le Sahara Occidental, sont venues s’ajouter de nouvelles barrières infranchissables matérialisant les lignes rouges des conflits, des zones de tensions et des inégalités.

• 13/11/2009, Viktor DEDAJ, L’insoutenable bruit du claquement des tongs de la pensée anticommuniste, Le Grand Soir

Alors capitalistes, vous pouvez agiter vos principes (violés hors caméras), vos lois économiques (risibles de naïveté), tous ces trucs que vous invoquez pour vous donner un petit vernis moralisateur et camoufler votre véritable nature, vous pouvez même réécrire l’histoire et noircir tous les tableaux, moi en tous cas, je suis sûr et certain d’au moins d’une chose : je n’ai jamais entendu crier « vive le capitalisme » devant un peloton d’exécution nazi.

• 16/11/2009, Mathias Reymond, BHL, Bernard Guetta et Nicolas Demorand sous le mur de Berlin, Acrimed

Les vingt ans de la chute du mur de Berlin. Impossible d’y échapper. Le temps d’une journée, les stations France Inter, France Culture, France Info, Le Mouv’, France Bleu, France Musique et Fip… ne sont devenues qu’une : Radio France. Un seul sujet, un seul point de vue, un seul média.

• 18/11/2009, Palestine emmurée : une réserve indienne ?, Seriatim

• non daté, L’histoire est aussi faite de zones grises, Contretemps

Lire aussi :
• GROSSER Pierre, 1989 – L’année où le monde a basculé, Perrin, 2009 [L’Humanité].

1989 ou la fin de l’histoire ! L’a-t-on assez répétée, cette bêtise, en se laissant prendre à l’euphorie d’une saison.
La guerre froide balayée, les incendies du tiers-monde éteints, la Chine qui rêve un mois du mot liberté, le mur de Berlin tombé et les anciens dictateurs forcés de rendre des comptes… L’automne des peuples a recouvert la réalité d’un mouvement tectonique autrement capital. En s’appuyant sur les meilleures sources françaises et étrangères, Pierre Grosser fait comprendre l’épaisseur, les enjeux et la portée d’une année sans autres pareilles que 1945 ou 1929.
Car 1989, c’est aussi la mondialisation libérale en marche et les premiers débats sur l’ingérence humanitaire et le réchauffement climatique. Mais encore, les premiers pas de la démocratie en Afrique du Sud. C’est la mort de l’ayatollah Khomeiny, après sa fatwa contre l’écrivain Salman Rushdie. C’est déjà la violence des nationalismes dans des Etats fédéraux en décomposition (en Yougoslavie, en Géorgie…), l’arrivée au pouvoir d’Omar al-Bachir au Soudan, l’accélération de la décomposition de la Somalie et le début de la guerre au Libéria, tandis que les militants du djihad, dont un certain Ben Laden, se déchiraient pour savoir quelle devait être leur nouvelle stratégie…

• HEURTAUX Jérôme et PELLEN Cédric (sous la direction de), 1989 à l’Est de l’Europe – Une mémoire controversée, Éditions de l’Aube, 2009 [La vie des idées].

Que signifie « l’année historique de 1989 » pour les populations qui l’ont vécue ? L’ouvrage 1989 à l’Est de l’Europe y répond en multipliant les points d’entrée et les échelles d’analyse, tenant délibérément à distance les grands récits commémoratifs qui foisonnent en ce moment.

• Dossier Mur de Berlin, Bibliothèque publique d’information.
• Livres autour de la chute du Mur de Berlin, Nonfiction.
• Dossier documentaire & Bibliographie Propagande, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël – Mur de l’Aparteid, Monde en Question.

Le mur de l'Apartheid

A l’occasion du cinquième anniversaire de l’avis de la Cour internationale de Justice jugeant illégal le mur élevé par Israël pour se séparer de la Cisjordanie, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a présenté mercredi 8 juillet un état de la situation côté palestinien.

« La barrière est l’une des mesures employées pour restreindre les mouvements et la vie des Palestiniens », a déclaré un responsable de l’OCHA dans une conférence de presse. « La barrière fait partie d’un régime général de fermeture (…) qui affecte les mouvements des Palestiniens, restreint leur espace, et ajoute à la fragmentation de la Cisjordanie (…). Elle a eu un impact humanitaire dramatique sur les Palestiniens » depuis le début de sa construction, en 2002.

Présentée par Israël comme une « clôture antiterroriste », cette barrière mesurera une fois finie, 709 km, dont selon le bureau onusien, 85 % seront établis en Cisjordanie même et seulement 15% sur la ligne verte, la ligne de démarcation établie en 1949 entre la Cisjordanie et Israël, empiétant à terme sur 9,5 % de la Cisjordanie toujours selon l’OCHA.

Dans son avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice avait estimé que « la construction par Israël, puissance occupante, du mur en territoire palestinien occupé, notamment dans et autour de Jérusalem-Est, est contraire à la loi internationale. » Elle en a demandé le démantèlement.

AFP-Le Monde

Les boycotts, désinvestissements et sanctions contre Israël doivent se poursuivre jusqu’à ce que le mur soit démoli et que ses victimes aient obtenu réparation.

Le 9 juillet 2009 marque le cinquième anniversaire de l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice sur la légalité du mur de 724 kilomètres qu’Israël continue de construire à travers la Cisjordanie.

La décision de la CIJ était claire et sans ambiguïté : la construction du mur est illégale ; Israël doit immédiatement y mettre fin, démanteler les sections déjà construites et restituer les propriétés confisquées ; et les Palestiniens spoliés par la construction doivent être indemnisés. La Cour déclare en outre que tous les Etats ont l’obligation de ne reconnaître aucune situation illégale résultant de sa construction et de n’accorder aucune aide, ni prêter assistance, à la situation créée par une telle construction.

La décision de la CIJ devrait avoir été une victoire pour les forces qui exigent le respect et l’application du droit international. Au lieu de cela, elle est devenue un symbole du non respect par Israël de ce droit international et de la carence de la communauté internationale à tenir Israël pour responsable de ses crimes ; malgré les conséquences désastreuses d’une telle impunité sur la vie des Palestiniens qui continuent d’être expulsés de leur patrie.

Le mur a créé de façon nette six ghettos à travers les territoires palestiniens occupés, comprenant 98 enclaves et 312 810 Palestiniens qui sont entourés de fils de fer barbelés, de murs et de miradors. Il y a au moins 14 364 personnes qui ont été transférées depuis les 145 localités que traverse le mur, avec quelque 90 000 Palestiniens menacés directement de transfert si la construction du mur va à son terme.

A défaut de recours à un mécanisme compétent non partisan pour mettre en application la décision de la CIJ, les Palestiniens n’ont guère d’options pour défendre leurs droits et résister à leur transfert. Alors que les manifestations populaires se poursuivent chaque semaine dans certains villages comme Bil’in, Ni’lin et Ma’sara dont les terres continuent d’être volées, les Palestiniens ont manqué jusqu’ici des forces d’appui suffisantes pour résister à la puissance militaire israélienne et à l’impunité qui l’accompagne, impunité qui est assurée à Israël par la communauté internationale.

Dans ce contexte, rien ne peut remplacer l’indispensable promotion du combat d’une société civile internationale, large, pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël, auxquels appelle la société civile palestinienne depuis 2005. Une telle campagne a l’autorité et la force morales de faire contrepoids aux forces qui soutiennent l’apartheid israélien. Ceux qui paient leurs impôts à des gouvernements qui soutiennent Israël, ceux qui se servent des produits israéliens, soit pour les revendre, soit pour les consommer, et ceux qui s’engagent dans des forums universitaires, culturels et sportifs qui normalisent le régime d’occupation israélien, son colonialisme et son apartheid, tous ont entre leurs mains la force d’arrêter la machine qui fait que l’apartheid israélien est politiquement viable, et profitable matériellement.

Info-Palestine selon BADIL Centre de documentation sur les droits de citoyenneté des Palestiniens et sur les droits des réfugiés palestiniens.

Pour aller plus loin :
• Dossier documentaire & Bibliographie Le mur de l’apartheid, Monde en Question
• Dossier documentaire & Bibliographie Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question
• Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël, Monde en Question

Israël mène une politique d'apartheid

Hier soir se tenait à l’Alternative Information Center une conférence de Hazem Jamjoum, l’un des étudiants de Toronto à l’origine de la « semaine de l’apartheid israélien ». Crée en 2005, cet évènement est l’un des plus importants rendez-vous à l’échelle internationale des militants solidaires de la cause Palestinienne.

Tout au long de la soirée, Hazem Jamjoum a tenté de démontrer que l’occupation israélienne doit être qualifiée d’apartheid.

Qualifier l’action menée par Israël d’apartheid n’est pas nouveau. Le débat était déjà présent dans les années 80 mais avait été un peu mis de coté avec les accords d’Oslo, lequel devaient garantir l’autodétermination (au moins partielle) des Palestiniens des territoires occupés.

Cependant, dans un contexte actuel de poursuite intensive de la colonisation et des, la question revient à l’ordre du jour. politiques discriminatoires envers les réfugiés et les citoyens palestiniens d’Israël

Comme le souligne Hazem Jamjoum, l’’apartheid est un terme afrikaner qui signifie « séparer », « mettre à part, » « tenir à l’écart ». Le terme a été universalisé par la Convention sur l’Elimination et la Répression du crime d’apartheid. Cette dernière définit l’apartheid comme « une politique et un système de ségrégation et de discrimination raciale, telle qu’elle était pratiquée en Afrique du Sud » ayant pour but «d’établir et de maintenir la domination d’un groupe racial d’êtres humains sur un autre groupe racial d’êtres humains et d’opprimer systématiquement celui-ci. » Si la convention se base sur l’expérience sud-africaine, elle ne s’y limite pas. L’apartheid se caractérise par un transfère de force des populations, un contrôle de la terre, des humiliations et meurtres.

Hazem Jamjoum, qui travaille aujourd’hui pour le « Badil Ressource Center for Palestinian Residency » a multiplié les exemples qui prouvent à ses yeux qu’Israël est un régime d’apartheid. Il insiste notamment sur les destructions de maisons palestiniennes depuis 1948. Au cours des 60 dernières années, la politique d’expulsion d’Israël a forcé 70% des Palestiniens à vivre en tant que réfugiés et/ou personnes déplacées, ce qui en fait le plus long et important problème de réfugiés et de personnes déplacées dans le monde d’aujourd’hui. L’expulsion des Palestiniens de leurs foyers et de leurs terres est loin d’être chevée, le dernier exemple en date étant celui du quartier Al-Boustan à Jérusalem.

De même, l’existence de systèmes juridiques différents dans les territoires palestiniens occupés est révélatrice. Les juifs sont en effet soumis à la loi israélienne, tandis que les Palestiniens sont soumis à un complexe mélange de lois datant de l’Empire ottoman, britannique, jordanien et des ordres militaires israéliennes. La loi israélienne va donc au delà des frontières du territoire. Comme le déclarait Golda Meir, premier ministre de 1969 à 1974, «La frontière [d’Israël] est l’endroit où vivent les Juifs et non celui où il y a une ligne sur la carte. »

Faire reconnaitre à la communauté internationale qu’Israël est coupable de crimes d’apartheid est fondamental selon Hazem Jamjou. En effet, cela reviendrait à reconnaitre qu’Israël viole le droit international et obligerait la communauté internationale à des sanctions économiques. En attendant, il appelle la société civile palestinienne à un boycott économique des produits israéliens.

Younes Salameh
04/03/2009
Publié par PNN.

Boycott Apartheid Israël

Boycott d’Israël : Appel à une campagne commune

Jamais, depuis 1948, La Palestine n’a été aussi disloquée, martyrisée, isolée. Nous posons solennellement la question : qui viendra au secours du peuple palestinien ?

Ce secours ne viendra pas d’Obama, qui a réussi l’exploit de ne pas dire un mot en trois semaines contre le massacre, et dont l’administration soutient Israël économiquement et militairement. Il ne viendra pas de Sarkozy, qui a reçu Shimon Peres et Tzipi Livni en grande pompe à Paris, avant d’accuser le Hamas d’être responsable des tueries perpétrées par l’armée israélienne contre toute une population. Il ne viendra pas de l’Union européenne, qui apporte son soutien au blocus de Gaza, et voudrait procéder au renforcement de ses relations avec Israël. Il ne viendra pas des Etats arabes, à commencer par la dictature égyptienne de Moubarak, qui collabore activement au blocus de Gaza. Il ne viendra pas, enfin, de l’ONU, où les grandes puissances disposent d’un droit de veto.

Alors, que faire ? La réponse, nous l’avons eue tout au long du mois de janvier, au cours duquel des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les villes de France pour exprimer leur soutien au peuple palestinien. Nous l’avons eue en Grèce, où des milliers de manifestants ont interdit l’acheminement de 3000 tonnes de munitions destinées aux criminels de guerre israéliens. Nous l’avons eue en Norvège, en Australie et en Afrique du Sud, où des organisations syndicales des transports et de la distribution ont amorcé un boycott effectif d’Israël. Ceux qui peuvent aider le peuple palestinien, ce sont les travailleurs, les étudiants, les jeunes, entraînant pour cela leurs associations, leurs syndicats, leurs partis et leurs organisations.

[…]

C’est pourquoi nous lançons un appel aux organisations syndicales, aux partis et organisations du mouvement ouvrier, aux associations, aux élus locaux, pour qu’ils s’associent à une grande campagne visant à organiser le boycott effectif d’Israël – dans les transports, la distribution et le commerce, les universités, les laboratoires… et contre toute initiative de soutien et de propagande en faveur d’Israël. Nous proposons à tous les militants, sections syndicales, courants de pensée d’organiser avec nous des meetings et des actions communes. Nous invitons tous et toutes à se joindre à nous, à s’organiser pour qu’un tel boycott se réalise.

Publié par EuroPalestine

Achetez Palestinien

Achetez Palestinien : Présentation à Ramallah du plan de l’Autorité Palestinienne destiné à soutenir les produits palestiniens locaux.

Cette action, a t-il dit, « est un moyen pacifique de lutter contre les projets d’implantation de colonies israéliennes, c’est aussi quelque chose à laquelle les gens ordinaires peuvent facilement participer. »

L’initiative a pour but d’aider à améliorer la qualité des produits palestiniens, à en réduire leurs prix et à augmenter la capacité des producteurs palestiniens à faire concurrence aux produits mondiaux, tant dans le pays qu’à l’étranger.

«Notre vision est d’avoir des produits nationaux capables de rivaliser sur les marchés locaux et étrangers », a déclaré Al-Huseini. « Nous avons également pour objectif de renforcer la fidélité de la clientèle des marques palestiniennes », a t-il dit à des hommes politiques et à hommes d’affaires réunis samedi dans le bâtiment du gouvernement à Ramallah.

Publié par ISM selon Maan News.

Lire aussi :
• Articles Boycott, EuroPalestine
• Articles Boycott, ISM
• Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question
• Bibliographie Palestine/Israël, Monde en Question

Boycott Apartheid Israël

• Articles Boycott, EuroPalestine
• Articles Boycott, ISM
• Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question
• Bibliographie Palestine/Israël, Monde en Question

Boycott Apartheid Israël (4)

Le boycott des produits israéliens s’étend en Europe, Basta !.

« Enough. It’s time for a boycott ». L’appel est de l’essayiste canadienne Naomi Klein, dans le quotidien britannique The Guardian. Suite à l’offensive contre Gaza et aux bombardements de sa population, les appels au boycott des produits israéliens se multiplient, de la Scandinavie à l’Irlande. Les multinationales européennes qui comptent des filiales dans les colonies de Cisjordanie sont également visées. Souhaitant ne pas être associées aux violations des droits humains, certaines grandes marques ont déjà plié bagages. En France, ces appels au boycott sont encore embryonnaires.

Lire aussi :
• Articles « Boycott » – ISM
• Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine
• Bibliographie Palestine/Israël

Boycott Apartheid Israël (3)

Carrefour et Israël : qui se ressemble, s’assemble ?, EuroPalestine.

Non contents de mettre des produits des criminels de guerre israéliens dans leur rayons, les dirigeants des magasins Carrefour ont choisi une firme israélienne pour s’occuper de leur informatique. Comme on voit, les principes d’ »éthique » et de « liberté » affichées dans « les valeurs » de Carrefour ne valent pas cher ! 

Foire aux questions au sujet du boycott, Info-Palestine.

1. En quoi consiste le boycott ?
Le boycott de produits israéliens et de sociétés qui soutiennent l’entité sioniste concernent des citoyens ordinaires dans le monde utilisant leur droit de choisir ce qu’ils achètent pour aider à mettre fin à l’oppression en Palestine. C’est un moyen pacifique d’exercer une pression internationale sur l’État raciste d’Israël et il s’inscrit dans la foulée de la réussite du boycott organisé contre l’Afrique du Sud raciste de l’apartheid. 

3. Qui appuie le boycott ?
Dans le monde entier, des personnes ayant une conscience appuyent le boycott. Dans le monde entier, des syndicats, y compris le plus grand syndicat du Royaume-Uni UNISON qui compte 1,4 millions de membres, ont appelé au boycott de tous les produits israéliens. Des groupes chrétiens comme Christian Aid se sont joints au boycott et exigent la fin des accords commerciaux entre l’Union européenne et Israël. Et des groupes israéliens tels que B’ Tselem et Gush Shalom ont lancé leur propre campagne de boycott des produits israéliens.

7. Est-ce que le boycott marche ?
Et comment ! Une des sociétés les plus durement touchées par le boycott est McDonald’s. Cette société est un des partenaires commerciaux majeurs du Jewish United Fund. Pour reprendre ses propres termes le Jewish United Fund « s’emploie à maintenir l’appui militaire, économique et diplomatique américain pour Israël ; il surveille et, le cas échéant, réagit à la couverture médiatique d’Israël. En outre, le président et chef de la direction (CEO) de McDonald’s, Jack Greenberg, est directeur honoraire de la chambre de commerce et d’industrie américano-israélienne.

Tous les articles « Boycott », ISM.
Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.
Bibliographie Palestine/Israël, Monde en Question.