Palestine en Question

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Un État non-membre et occupé


Photo publiée par Ha’aretz avant la connaissance du vote :
138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions

Le 14 novembre, Benyamin Netanyahou a lancé une opération militaire contre les Palestiniens de Gaza puis l’a brusquement arrêtée au bout d’une semaine. En acceptant un cessez-le-feu négocié par Mohamed Morsi, il a permis à Ismaël Haniyeh d’apparaître comme le « vainqueur » d’une guerre qui n’a pas eu lieu.

Le 29 novembre, Benyamin Netanyahou a été incapable d’empêcher le vote par l’ONU en faveur de la reconnaissance de la Palestine comme État observateur non-membre des Nations Unis. Mahmoud Abbas apparaît comme le « vainqueur » d’une guerre diplomatique contre l’État d’Israël qui se retrouve plus isolé que jamais.

En moins de quinze jours, Ismaël Haniyeh fut promu comme l’interlocuteur incontournable d’une solution militaire et Mahmoud Abbas comme l’interlocuteur incontournable d’une solution diplomatique au règlement du partage de la Palestine, selon les frontières de 1947 pour le Hamas et celles de 1967 pour l’OLP.

Bien que Benyamin Netanyahou soit pratiquement assuré de gagner les prochaines élections, il devra affronter la réalité d’une occupation coloniale qui s’enlise dans les sables mouvants du projet sioniste d’établir un État juif sur les deux rives du Jourdain.

29/11/2012
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Assemblée générale, ONU, 29/11/2012.
• With Palestinians near certain to win UN recognition, Israel increasingly isolated, Ha’aretz, 29/11/2012.
The General Assembly vote, which will be broadcast live around the globe, is expected to be an unprecedented achievement for the PA and Abbas. In contrast, Prime Minister Benjamin Netanyahu, Foreign Minister Avigdor Lieberman and Defense Minister Ehud Barak are said to understand that the Palestinian victory at the United Nations means an Israeli defeat and a personal defeat for each of them.
The significance of the outcome has not been lost on Jerusalem. While the ruling party in Israel is moving to the right, the international community, including Israel’s friends, is moving to the left. They are no longer willing to accept Israel’s occupation of the West Bank.
• La question de Palestine, ONU – The Question of Palestine, UN.
• Permanent Observer Mission of Palestine to the United Nations, UN.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

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Etz Limon – Les citronniers

Salma vit dans un petit village palestinien de Cisjordanie situé sur la Ligne verte qui sépare Israël des territoires occupés. Sa plantation de citronniers est considérée comme une menace pour la sécurité de son nouveau voisin, le ministre israélien de la Défense.

Il ordonne à Salma de raser les arbres sous prétexte que des terroristes pourraient s’y cacher. Salma est bien décidée à sauver coûte que coûte ses magnifiques citronniers. Quitte à aller devant la Cour Suprême afin d’y affronter les redoutables avocats de l’armée soutenus par le gouvernement.

Mais une veuve palestinienne n’est pas libre de ses actes surtout lorsqu’une simple affaire de voisinage devient un enjeu stratégique majeur. Salma va trouver une alliée inattendue en la personne de Mira l’épouse du ministre. Entre les deux femmes s’établit une complicité qui va bien au-delà du conflit israélo-palestinien.

Etz Limon – Les citronniers, AlloCiné

Télécharger film VOSTFR

Critiques d’un point de vue non cinématographique (centrées sur le synopsis) :

Ciné-club de Caen
Critikat
Fiches du cinéma
Le Monde
Libération
Télérama

Lire aussi :
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Anarchistes contre le mur de l’Apartheid

Leehee Rothschild, militante anticolonialiste israélienne, est en Grande-Bretagne pour quelques semaines, dans le cadre de son soutien à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions à l’égard d’Israël). Les discussions avec la militante des Anarchistes contre le Mur sont l’occasion de s’informer sur la situation en Israël et en Palestine, tout autant que de débattre des modalités de notre soutien à la résistance palestinienne. C’est dans ce but que nous nous sommes rencontrés.

Après avoir fait connaissance, la conversation porte rapidement sur l’évolution de la situation en Israël dont, selon Leehee, la politique prouve de plus en plus le racisme inhérent à l’idée d’un « État juif ». A titre d’exemples, l’élargissement à toute personne sans-papiers du statut d’ « infiltré » (qui concernait initialement les Palestiniens non autorisés à résider en Israël ou en Cisjordnaie) symbolise l’extension du racisme anti-arabes à tous ceux qui ne sont pas blancs, et la construction d’un nouveau camp pour immigrés dans le Néguev en est une des conséquences. Pour ce qui est de la nature du régime israélien, Leehee Rothschild définit le sionisme comme un mouvement colonial et raciste ayant, au profit d’une partie des Juifs occidentaux, séparé les Juifs des Palestiniens, ainsi que les Juifs européens des Juifs orientaux. Par ailleurs, la place occupée par l’armée dans l’appareil d’État israélien, ainsi que la glorification de valeurs guerrières et machistes, ont des conséquences délétères en ce qui concerne la situation des femmes.

Nous en venons à la question des luttes sociales en Israël. Comme beaucoup de militants des Anarchistes contre le Mur, Leehee trouve que de nombreux aspect du « Mouvement des tentes » (ou « Mouvement des indignés israéliens ») sont très problématiques, dans la mesure où aucune des questions soulevées par le mouvement n’entre en opposition avec les fondamentaux du sionisme. Pour la direction du « Mouvement des tentes », composée en majorité d’hommes blancs issus de la « classe moyenne », l’idéal serait de revenir à l’époque où la sociale-démocratie israélienne garantissait des conditions de vie satisfaisantes aux Juifs ashkénazes, tout en tenant les situations des autres populations (dont les Palestiniens) à l’écart des préoccupations exprimées. Dans cette démarche, le « Mouvement des tentes » a accouché de trois organisations politiques appartenant à la gauche sioniste : la première est liée au Parti travailliste, la seconde se rattache à la mouvance écologiste, et la troisième est l’embryon d’un parti politique qui mettrait la question de l’accès au logement des « classes moyennes » au cœur de son programme. Leehee est assez déçue que le Parti Communiste d’Israël travaille avec ces derniers.

Nous discutons ensuite des mouvements de lutte en cours en Cisjordanie, qui portent sur la dégradation des conditions de vie dans les territoires occupés, et prouvent le mensonge du « développement économique » qui aurait lieu en Palestine grâce à l’Autorité Palestinienne et sa coopération avec Israël. Le mouvement de lutte des Palestiniens critique avec virulence les accords d’Oslo ainsi que le protocole de Paris, qui organisent les échanges économiques entre l’Autorité Palestinienne et l’Etat d’Israël au profit de ce dernier. Je dis être assez choqué que le mouvement de solidarité européen n’exprime pas de solidarité avec ces mouvements, et critique l’occupation sans démasquer les institutions « palestiniennes » mises en place par l’occupant. Puisqu’il n’y a pas de « processus de paix » en dehors des discours, et que l’Autorité Palestinienne n’existe que par sa bureaucratie et sa police, il nous semble à tous deux évident que celle-ci sera aussi la cible des prochains soulèvements palestiniens. Il paraît donc impossible d’imaginer un soutien à la lutte palestinienne sans soutien aux luttes contre la coopération avec Israël.

Passés les constats sur la situation en Palestine, nous discutons maintenant des moyens d’organisation face à la politique israélienne. Ayant rencontré il y a quelques années à Jérusalem des militants des Anarchistes contre le Mur, je dis avoir perçu une certaine hétérogénéité dans leurs cultures politiques respectives, et avoir entendu plusieurs fois l’antisioniste israélien Michel Warschawski dire que dans ce contexte, le terme « anarchiste » est plus à entendre comme un synonyme de « rebelle » ou « opposant radical ». Leehee me confirme que la plupart des militants de l’organisation ne sont pas anarchistes au sens idéologique du terme, et m’apprend que la plupart d’entre eux votent. Soit pour le Parti Communiste, soit pour les nationalistes arabes du Balad. Leurs références politiques se situent du côté de la gauche anticolonialiste ou encore du Bund, mouvement non-sioniste qui agissait en vue de l’autonomie politique des Juifs d’Europe de l’Est, et défendait un judaïsme intrinsèquement lié à la lutte contre l’oppression.

La plupart des membres des Anarchistes contre le Mur sont par ailleurs investis dans le collectif Boycott from Within (Boycott de l’Intérieur) qui vise à apporter une légitimité à la campagne BDS. Lorsqu’ils agissent dans ce collectif, leur activité est le plus souvent alignée sur la temporalité du mouvement de solidarité à l’international, et vise à fournir un argument face au chantage à l’antisémitisme. Leehee Rothschild a par exemple témoigné à Paris lors du procès de militants poursuivis en raison de leur appel au boycott des produits israéliens. Comme l’essentiel des militants de la campagne BDS, elle estime que la priorité n’est pas de se prononcer sur l’établissement d’un Etat binational (sur toute la Palestine historique, avec égalité des droits entre Palestiniens et Israéliens) ou sur une « solution à deux États » (dans le cadre des frontières reconnues par le droit international et les résolutions de l’ONU). Elle apprécie au contraire la campagne BDS car elle vise prioritairement à la satisfaction des revendications palestiniennes immédiates : la fin de l’occupation des territoires palestiniens, le droit au retour des réfugiés palestiniens dans leurs maisons, l’égalité entre Palestiniens et Israéliens.

Je décide enfin de demander à Leehee son point de vue sur l’un des débats qui traversent une partie du mouvement de solidarité depuis au moins deux ans : celui relatif au respect de l’autonomie de la lutte palestinienne. Pour beaucoup de militants, les références fréquente à une « nécessité de convaincre l’opinion publique internationale » dans l’élaboration des stratégies des Palestiniens semblent aller a contrario d’une autonomisation de la lutte. Je dis par ailleurs voir un décalage entre la couverture médiatique du rituel hebdomadaire de la manifestation non-violente jusqu’au mur de Cisjordanie, et les effets concrets d’une telle stratégie. Si la sincérité des soutiens israéliens et internationaux à la « résistance non-violente » n’est pas en cause, il conviendrait, je crois, de se demander si les militants israéliens et internationaux n’ont pas imposé leur vision de la lutte aux colonisés.

Leehee Rothschild défend aussi la nécessité de ne pas séparer artificiellement « lutte violente » et « lutte non-violente », et dit soutenir la résistance non-armée à l’occupation parce qu’elle correspond actuellement au choix des Palestiniens, et non parce qu’elle leur reprocherait de prendre les armes si telle était leur décision. Au cas où j’aurais peur que les anticolonialistes israéliens et européens aient rendu les manifestants palestiniens dépendants de leur présence, elle assure qu’un certain nombre de manifestations ne se font qu’entre Palestiniens, que ce sont les Palestiniens qui établissent leur propre agenda, et elle rappelle que contrairement à l’image déformée donnée par les médias et par certaines associations, ce type de résistance n’est pas nouveau en Palestine. Depuis plusieurs décennies, des défilés de manifestants seulement équipés de pierres et de drapeaux ont lieu en Palestine. Cependant, si les Israéliens antisionistes essaient d’organiser la lutte avec les Palestiniens, Leehee est aussi consciente de l’illusion représentée par l’idée de « rétablir l’égalité dans la lutte ». A titre d’exemple, un militant israélien arrêté dans une manifestation en Cisjordanie est libéré au bout de 3 jours, quand un Palestinien reste incarcéré 3 mois.

En ce qui concerne le rapport de domination qu’il faut s’efforcer de ne pas reproduire, et l’autonomie à respecter, Leehee fait le parallèle avec les rapports entre hommes et femmes, et affirme que si un homme peut se joindre aux luttes féministes, il ne risque pas d’être violé ou harcelé sexuellement dans la rue. Selon Leehee, de ce fait, l’identité de genre range les hommes du côté des oppresseurs, et leur connaissance de l’oppression des femmes ne peut être que théorique, comme la connaissance qu’un Israélien peut avoir de la situation des Palestiniens. Tout en étant d’accord sur l’ampleur de la domination masculine, sur la manière dont elle est reproduite par les militants (ne serait-ce que dans la répartition de la parole ou dans la division du travail), et sur la nécessité de luttes ou d’expression non-mixtes, le parallèle me semble avoir certaines limites. Ne serait-ce que parce qu’il n’y a pas de séparation physique entre hommes et femmes comme entre Israéliens et Palestiniens de Cisjordanie …

Leehee revient sur la question de l’élaboration des stratégies, et insiste sur le fait que dans les « comités de résistance populaire », l’avis des Israéliens qui s’y joignent quelques heures par semaine n’est que consultatif. De plus, les Israéliens anticolonialistes qui pourraient exprimer un point de vue sur une éventuelle reprise de la lutte armée contre l’occupation militaire le feraient en fonction de considérations stratégiques. Il n’y a chez eux aucune condamnation morale de la lutte armée contre une occupation.

Je lui dis qu’une lutte cohérente contre la colonisation signifierait se positionner de manière autonome, sans se demander ce que les citoyens de l’État colonial (ou des autres États occidentaux) penseront du chemin emprunté par la lutte. Aussi, nous pouvons nous demander si les éventuels « conseils » n’entretiennent pas les complexes coloniaux. Je compare notamment la lutte palestinienne à celle du peuple algérien, qui – bien qu’elle accueillait volontiers dans ses rangs les français souhaitant fournir un appui – cherchait à porter des coups au colonisateur plus qu’à convaincre l' »opinion publique » française. Mais pour Leehee, il est important de ne pas oublier qu’à l’inverse des Français d’Algérie, qui furent rapatriés, un certain nombre d’Israéliens n’a pas d’autre nationalité, et ceux qui luttent doivent donc être attentifs à la construction de l’égalité et du vivre ensemble. Si cette préoccupation est légitime, et si personne dans le mouvement de solidarité ne remet en cause la présence des Israéliens au Proche-Orient, il me paraît assez exigeant de demander aux Palestiniens d’agir en fonction de la garantie du statut des Israéliens dans le cadre de l’hypothétique société post-sioniste à venir …

Ce débat touche cependant à des problématiques qui vont bien au delà de la seule cause palestinienne. En réalité, la question semble plus globalement liée aux tabous autour et de la lutte armée, et au recul de la réappropriation de la violence, y compris dans les luttes anticoloniales. Les discours en faveur de la « non-violence » comme les références à une opinion publique homogène qu’il s’agirait de convaincre ne sont qu’un des aspects d’un mode de gouvernance dont nombre d’activités semblent converger dans le but de masquer la violence des rapports de force. Il serait donc à la fois absurde et injuste de faire porter la responsabilité première de cette situation aux internationaux et aux israéliens qui agissent dans le cadre du mouvement de solidarité avec la Palestine …

06/11/2012
Agence Médias Palestine

Lire aussi :
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine – Israël, Monde en Question.

Comprendre le régime d’occupation israélien

Initié en 2002 par Israël, le Mur de Cisjordanie est le dispositif de contrôle le plus imposant, le plus visible et le plus coûteux réalisé depuis l’occupation de cette région et de la Bande de Gaza en juin 1967. Construit pour matérialiser la politique israélienne de séparation (hafrada) unilatérale, il est devenu le lieu et la cible des contestations locales et internationales. Surmédiatisé, il est désormais l’emblème du conflit israélo-palestinien : murs de béton ou portions de barrières érigés par Israël en Cisjordanie s’affichent sur les couvertures des publications journalistiques ou scientifiques. Dès lors, les évolutions actuelles et les enjeux du conflit semblent bien souvent devoir être résumés et compris à travers la seule analyse de cet édifice. Cet édifice peut pourtant aussi être considéré comme un leurre. Captés par le Mur, beaucoup d’observateurs locaux et internationaux n’ont en effet plus fait attention aux processus et aux reconfigurations du régime d’occupation israélien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Considérant la séparation comme achevée et matérialisée, certains estiment même que les termes du débat et du conflit on changé. Ainsi, le Mur masque autant qu’il révèle.

Rassemblant des recherches d’anthropologues, de sociologues, d’historiens, de politologues et d’économistes, ce livre propose, justement, de déplacer le regard à l’ombre du Mur. Il entend ainsi analyser les reconfigurations du régime d’occupation israélien afin de comprendre la nature de la séparation mise en œuvre en Cisjordanie au cours des vingt dernières années. La perspective choisie met en avant le rôle des acteurs et des institutions locales et internationales qui ont contribué à redéployer ces dispositifs de contrôle, qu’elles aient participé à leur fonctionnement, ou, au contraire, qu’elles les aient contournés ou qu’elles se les soient réappropriés. Nous verrons comment, tout en jouant sur l’imaginaire de la frontière, la mise en œuvre de la politique de séparation israélienne entraîne sur le terrain une réorganisation des rapports de domination économiques, sociaux et politiques entre les populations des espaces israéliens et palestiniens. Perpétuant et renforçant leur rapport d’interdépendance, ce régime d’occupation complexe compromet la création d’un État palestinien viable.

Stéphanie Latte Abdallah, Cedric Parizot, A l’ombre du Mur : comprendre le régime d’occupation israélien, Télécharger l’article.

Lire aussi :
• 03/2009, Cedric Parizot, Après le Mur, CNRS.
• 07/2009, Cedric Parizot, Séparation et régime de mobilité entre Israël et la Cisjordanie (2000-2009) : Réglementations, pratiques et acteurs, CNRS.
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Libres dans la prison de Gaza

Fin 2011, 1028 prisonniers palestiniens ont été relâchés en échange du soldat israélien Gilad Shalit. Nous avons voulu donner un visage à ces résistants, inconnus dans le monde. Pour les rencontrer, nous avons dû passer par un des tunnels à Rafah. Les ex-prisonniers nous ont raconté leur vie en prison : l’interrogatoire, l’isolement, le manque de soins médicaux, la brutalité des geôliers, l’interdiction de visites familiales, les grèves de la faim et aussi la joie de la libération.


Film de Chris DEN HOND et Mireille COURT
Source : Assawra

Lire aussi :
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine,

Les Juifs d’Israël approuvent un régime d’apartheid

Une large majorité des Juifs d’Israël soutient l’établissement d’un régime discriminant la minorité arabe du pays dans le cas d’une annexion de la Cisjordanie occupée, indique un sondage publié mardi par le quotidien Ha’aretz.

La majorité des Israéliens soutient un régime d’apartheid en Israël, titre le journal de la gauche libérale.

Pas moins de 59% des Juifs d’Israël estiment que les emplois dans les ministères devraient dans ce cas être prioritairement réservés aux Juifs, et 49% pensent que l’État devrait alors traiter ses ressortissants juifs de façon préférentielle par rapport à leurs compatriotes arabes.

Toujours selon ce sondage, 42% des Juifs d’Israël ne veulent par ailleurs pas cohabiter avec des Arabes dans un même immeuble résidentiel, et 42% refusent que leurs enfants fréquentent les mêmes écoles que des Arabes.

Il apparaît aussi que 69% de l’opinion juive d’Israël soutiendrait une loi interdisant aux quelque 2,5 millions de Palestiniens de Cisjordanie le droit de vote en Israël en cas d’annexion de cette région, aujourd’hui contrôlée à 60% par l’Etat hébreu.

Pas moins de 74% des Juifs d’Israël souhaitent en outre qu’Israéliens et Palestiniens empruntent des routes séparées en Cisjordanie occupée.

Enfin, sans préjuger d’une éventuelle annexion de la Cisjordanie dans l’avenir, 47% des Juifs d’Israël se prononcent d’ores et déjà pour un transfert d’une partie de la population arabe d’Israël (1,3 million de personnes) vers les territoires contrôlés par l’Autorité palestinienne en Cisjordanie.

Le sondage a été réalisé en septembre dernier par téléphone par l’Institut Dialog du professeur Camil Fuchs de l’Université de Tel-Aviv, sur un échantillon de 503 personnes représentatif de la population juive adulte d’Israël, avec une marge d’erreur de 4,4%.

Face au blocage persistant du processus de paix, l’option d’une annexion par Israël de tout ou partie de la Cisjordanie gagne du terrain chez une minorité de la classe politique israélienne.

Cette idée d’un État binational unique n’est pas nouvelle : elle faisait partie des revendications de l’OLP jusqu’aux années 1980.

Cette stratégie a été abandonnée par les Palestiniens, qui réclament désormais un État indépendant sur leurs territoires occupés par Israël depuis juin 1967: Cisjordanie, Jérusalem-Est et bande de Gaza.

AFP – Romandie

Lire aussi :
• 23/10/2012, Gideon LEVY, Apartheid without shame or guilt, Ha’aretz.
• 23/10/2012, Gideon LEVY, Survey: Most Israeli Jews would support apartheid regime in Israel, Ha’aretz.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.

Une histoire photographique des Palestiniens (1876-1948)

Walid KHALIDI, Before Their Diaspora – A Photographic History of the Palestinians 1876-1948, Institute for Palestine Studies, 1984 réédition 2010 – édition en ligne :
Sommaire
Images légendées

Lire aussi :
• Bio-Bibliographie Walid KHALIDI, Wikipédia [Dossier mis à jour par Serge LEFORT le 22/10/2012].
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Des élections grotesques

En l’absence du Hamas et au milieu de conditions tout à fait antidémocratiques, le Fatah tient des élections locales et municipales dans des dizaines de villes et villages de Cisjordanie. Le Hamas a refusé d’y participer, invoquant une atmosphère d’État policier et l’absence de libertés civiques sous la gouvernance du Fatah. La décision des dirigeants de Ramallah de tenir des élections malgré le désaccord permanent avec le Hamas a apparemment pour but de renforcer l’emprise du Fatah sur le pouvoir dans le territoire occupé, et peut-être également de détourner l’attention de la population de la crise économique dévastatrice qui broie la plupart des Palestiniens. Elle se manifeste dans des coûts de la vie d’un niveau indécent, une pauvreté endémique et des revenus désespérément faibles qui obligent beaucoup de familles palestiniennes à adopter des mesures d’austérité sévères, dont des coupes sur les produits de consommation de base.

Selon des observateurs et quelques sondages d’opinion sporadiques, le succès des élections, du point de vue du Fatah, dépendra de l’ampleur du boycott. Certains militants du Fatah ont exprimé leur pessimisme à cet égard. « Je crains que le taux de participation ne dépasse pas 50%. Dans le pire des scenarii, il pourrait même être inférieur à 35%. Le Hamas gagnera sans avoir un seul vote, » dit Ahmed Qawasmeh, porte-parole du Fatah à Hébron.

Qawasmeh impute également son pessimisme à « l’absence d’unité » parmi les candidats Fatah. « On voit des gens du Fatah en compétition les uns contre les autres. C’est à cent lieues des affirmations selon lesquelles le Fatah est uni. Le Fatah n’a rien appris de la défaite que le Hamas lui a infligée en 2006. »

Hussein Amr, autre dirigeant du Fatah, exprime un optimisme prudent. Il fait valoir que le Fatah est toujours le groupe le mieux organisé et que ses chances de l’emporter sont assez bonnes. « Je crois que le Fatah gagnera dans quelques villes et dans la plupart des villages. Il se prépare à ces élections depuis des mois. D’ailleurs, il devrait bénéficier du boycott du Hamas, à moins bien sûr que les partisans du Hamas choisissent de donner leurs voix aux rivaux du Fatah, » dit Suleiman al-Ja’abari, militant d’Hébron et homme politique local.

L’apathie de la population

Néanmoins, les diverses forces politiques et sociales s’accordent à dire que l’apathie de la population sera un facteur décisif dans ces élections. La décision du Hamas de boycotter les élections n’est pas la seule explication à cette indifférence générale. La combinaison de frustrations, de désillusions vis-à-vis du régime de l’Autorité palestinienne et de problèmes économiques aigus fait que les gens dédaignent les élections. Non pas que les gens ordinaires soient moins politisés qu’avant, ou soient devenus apolitiques.

« C’est juste que beaucoup pensent que ces élections ne changeront rien. Au final, la capacité d’un conseil local à apporter des changements positifs est très limitée, » dit Muhammad Natshe, militant islamiste à Hébron. « Que peuvent-ils faire ? L’eau est entre les mains d’Israël. L’électricité est entre les mains d’Israël. Les routes et les passages frontaliers sont contrôlés par Israël, » dit-il. « Même si les meilleurs étaient élus, ils ne pourraient quand même pas faire grand chose. »

Le facteur israélien

Malgré le chambard sur la démocratie palestinienne, Israël a de fait toujours le dernier mot dans les affaires palestiniennes. Des responsables israéliens ont dit en maintes occasions qu’ils arrêteraient les candidats du Hamas qui feraient campagne ou qui participeraient aux élections. Ni l’Autorité palestinienne ni la communauté internationale n’a donné de garanties sérieuses contre l’ingérence israélienne dans le processus électoral.

« Certains peuvent reprocher au Hamas d’avoir boycotté les élections. Mais je veux leur dire : pouvez-vous garantir que les candidats islamistes ne seront pas raflés par l’armée israélienne et jetés dans les camps de concentration du désert ? Alors, à quoi sert de participer à des élections si, ce faisant, vous risquez de passer des mois ou des années en captivité ? », interroge Walid Suleiman, un militant islamiste de Dura, au sud de la Cisjordanie . Suleiman n’est pas opposé aux élections en soi. Il dit que c’est le droit légitime de la population d’élire ses conseils locaux. « Mais le processus du choix de nos représentants doit être équitable, juste, sans entraves et transparent. Et par dessus tout, tous les groupes et partis qui participent doivent avoir des chances égales. » Suleiman dit que pratiquement tous les Palestiniens ont été traqués et ciblés par Israël et ses services du renseignement. « Mais personne ne peut nier le fait qu’Israël fait une fixation sur le Hamas, alors que le Fatah et les autres factions de l’OLP peuvent agir relativement librement en Cisjordanie . »

En outre, il est peu probable qu’Israël permettrait que des élections aient lieu en Cisjordanie si les Islamistes avaient la moindre chance de les remporter. C’est une des principales raisons expliquant pourquoi le Hamas n’a pas voulu participer aux élections de ce samedi. Israël et l’Autorité palestinienne ont coordonné les mesures de sécurité contre le Hamas. Il est donc pratiquement impossible que l’AP restaure l’unité avec le Hamas tout en continuant à mener une coordination sécurité avec Israël contre le mouvement. « Les deux tâches sont inconciliables, » dit Walid Suleiman.

Une impasse politique

Les élections locales palestiniennes arrivent à un moment où le processus politique entre Israël et les Palestiniens est dans l’impasse. Le chef de l’AP, Mahmoud Abbas, a averti Israël cette semaine d’un « tsunami islamiste » si un État palestinien viable et territorialement contigu n’était pas établi.

Cependant, un Israël manifestement arrogant et insolent, enhardi par la domination politique juive sur la politique états-unienne, a répondu cette semaine à une direction palestinienne faible et démoralisée par deux provocations. D’abord, le Premier ministre Netanyahu a adopté le soi-disant « Rapport Levy »[1], qui considère la Cisjordanie comme un « territoire non occupé ». La manœuvre ouvre la voie à la légalisation de la plupart, voire tous les avant-postes illégaux construits sur des terres privées volées aux Palestiniens. Ensuite, le gouvernement israélien a décidé de construire des centaines de logements pour de nouveaux immigrants juifs près de la ville arabe de Beit Jala, près de Bethléem.

L’expansion acharnée de l’entreprise de colonisation de peuplement juive signifie, du moins d’un point de vue palestinien, qu’Israël est farouchement déterminé à détruire ce qui pouvait rester de chance pour la solution de deux États.

20/10/2012
Khaled AMAYREH
Palestinian Information Center Traduit par MR pour International Solidarity Movement

Lire aussi :
• Khaled AMAYREH, Site de l’auteurWikipedia.
• Autorité palestinienne, Wikipédia.
• Hamas, Wikipédia.
• Elections in the Palestinian National Authority, Wikipedia.
• Palestinian general election, 2012, Wikipedia.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine – Palestine , Monde en Question.


[1] « Israël : Netanyahu veut adopter un rapport légalisant la colonisation », AFP – Romandie, 17/10/2012.

Révolutions arabes – Question palestinienne

L’évènementialité révolutionnaire et insurrectionnelle ouverte dans le monde arabe depuis le mois de janvier 2011 a bien eu sa part de « nouveau » : analystes et chercheurs se sont ainsi attachés à en déceler, pour l’essentiel, les manifestations dans l’appropriation radicale du paradigme démocratique par les insurgés égyptiens, libyens ou tunisiens, dans l’utilisation de nouveaux moyens informatiques globalisés, dans l’absence -tout du moins dans un premier temps- d’idéologies fondatrices, si ce n’est de leaderships dument constitués, au sein des soulèvements en question. Ces processus révolutionnaires auraient même pu, dans leur nouveauté radicale, tracer des points de rupture fondamentaux avec ce qui, tout au long du vingtième siècle, eut justement pu s’attacher au concept même de « révolution » dans le monde arabe. Parmi ces éléments : le caractère tiers-mondiste qui lui fut souvent lié, l’attachement à la question palestinienne, et enfin la dimension chiliastique et révolutionnaire propre aux bouleversements révolutionnaires tels qu’on se les imaginait alors. Et pourtant, cette rupture semble encore relative : c’est plutôt une singulière dialectique irrésolue qui semble aussi se dessiner entre ces différents éléments, où le passé semble encore servir parfois de point de référence, se réactualisant ainsi, face à un « nouveau » dont les contours et les césures qu’il trace sont patiemment en train de s’esquisser.

Nicolas Dot-Pouillard, Les révolutions arabes entre césures et remembrances, L’Année du MaghrebTélécharger l’article.

Lire aussi :
• 21/12/2011, Nicolas Dot-Pouillard, Les mondes arabes et la question palestinienne, CNRS.
• 11/01/2012, Nicolas Dot-Pouillard, « Résistance » et/ou « révolution » : un dilemme libanais face à la crise syrienne, CNRS.
• 29/05/2012, Nicolas Dot-Pouillard, La Tunisie et ses Palestine, CNRS.
• 01/08/2012, Nicolas Dot-Pouillard, Face à la crise syrienne : des gauches arabes divisées, CNRS.
• 15/10/2012, Eric Gobe, Tunisie an I : les chantiers de la transition, CNRS.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Revue de presse Palestine 03/09/2011

Suivre l’actualité
courir après le vent.
Penser l’actualité
marcher à contre-courant.

03/09/2011, La « tentifada » : slogans et graffiti de l’été social israélien, AFP

« Nous vivons tous sous une tente. Cet été, la Révolution est dans la rue ». Taguée, griffonnée, épinglée sur l’emblématique camp de toile du boulevard Rothschild à Tel-Aviv, scandée par des foules record, la parole s’est soudain libérée en Israël.
Si le mot d’ordre « Le peuple veut la justice sociale » cristallise la colère des Israéliens et fédère la vague de protestation sociale déferlant depuis la mi-juillet, celle-ci s’apparente à un mouvement de fond, attrape-tout.
De la « défense de la classe moyenne » au « droit au bonheur », de la baisse des loyers à « l’amour libre », les slogans et graffiti des « indignés » israéliens qui ont fleuri ces dernières semaines illustrent les aspirations diverses, complexes, et parfois contradictoires, d’une contestation sans précédent.
Logements pour tous (« On se bat pour la maison »), baisse des prix des produits alimentaires et du coût de l’éducation (« Israël nous est cher »), jusqu’à l’instauration, carrément, d’un « Etat-providence », après les années triomphantes du libéralisme (« La privatisation tue l’Etat », « Le marché est libre, pas nous »).
Mais encore, en vrac: « la loi au service des citoyens »; la défense des femmes victimes d’abus sexuels; le combat des pères divorcés pour la diminution des pensions alimentaires; la protection de l’environnement; pour l’incorporation des religieux orthodoxes dans l’armée…
On ne compte plus les revendications de cette « tentifada », calembour qui résume joliment le mouvement: des villages de tentes ayant poussé comme des champignons dans les villes israéliennes et symbolisant le ras-le-bol, une sorte d' »intifada » pacifique, de la majorité silencieuse.

02/09/2011, La Turquie met à la porte les diplomates israéliens, Info-Palestine

Ce vendredi, la Turquie a expulsé l’ambassadeur d’Israël et les hauts diplomates israéliens.
Ce vendredi, la Turquie est allé plus loin en gelant totalement les accords militaires passés avec son allié d’autrefois.
« La Turquie ne reconnaît pas le blocus israélien de Gaza. Elle soumettra l’étude de ce blocus à la Cour internationale de Justice. Nous commençons à prendre les initiatives nécessaire pour obtenir une prise de position de l’Assemblée générale des Nations Unies (à ce sujet) », a ajouté Ahmet Davutoglu, ministre turc des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à Ankara.

02/09/2011, Le ton monte entre la Turquie et Israël, France Inter

02/09/2011, Dépêches du 2 septembre 2011, Info-Palestine

01/09/2011, Grand entretien : Edgar Morin, en partenariat avec le magazine Books, Du Grain à moudre

Edgar Morin tombe dans le travers pointé dans l’article Actualité, savoir se taire.

01/09/2011, Gideon LEVY, « March of the Million » is litmus test for a new Israel, Ha’aretz

All of a sudden, a new political language has become acceptable here, a new political agenda, and politicians of a new species. The language is the language of popular protest, which was never the language of Israelis. The agenda is social; it too was never a typical Israeli agenda like the security and military agenda. And the new politicians are youngsters in their 20s, a generation that had never entered Israeli politics, the people who understand nothing about politics. Since they understand so little, they have achieved an amazing success: What was will never be again. Now the struggle is merely over the success rate.
The success rate will be determined on Saturday night in Kikar Hamedina. The question is, where were you until now, and where will you be on the evening of September 3? Because those who don’t come out don’t exist as citizens of this country.

01/09/2011, Peres can’t save Netanyahu from UN debacle, Ha’aretz

Around 130 countries have pledged to vote in the UN General Assembly in about three weeks to recognize an independent Palestinian state in the occupied territories. Barak Ravid reported in Haaretz this week that Israel’s UN ambassador, Ron Prosor, sent a classified cable to Jerusalem saying Israel had no chance of putting together a significant bloc of countries to oppose the resolution. Prosor said that only a few countries would vote against the Palestinian move and that at most a number of countries would abstain or be absent. This means a diplomatic defeat accompanied by Israel’s deepening international isolation.

31/08/2011, Israël arme et entraîne les colons juifs installés en territoire palestinien, Info-Palestine

Selon un journal israélien, l’armée israélienne envisage de fournir des grenades de gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes aux colons juifs en Cisjordanie occupée. Ceux-ci ont été formés pour repousser les possibles manifestations au moment où les Palestiniens chercheront à obtenir la reconnaissance d’un Etat aux Nations Unies le mois prochain.
Selon Ha’aretz, l’armée israélienne a également préparé une stratégie pour déterminer une « ligne rouge » pour chaque colonie en Cisjordanie, ce qui permettra de déterminer quand les soldats seront autorisés à tirer sur les Palestiniens s’ils franchissent cette ligne.
Interrogée pour confirmer l’information, l’armée a publié une déclaration écrite ce mardi, disant qu’elle était en train de former et d’entraîner des équipes dans les colonies, chargées de répondre « pour faire face à tout possible scénario ».
Le communiqué indique que « la formation de la majorité des équipes de première intervention était achevée » et que les exercices étaient en cours.

31/08/2011, Ameer MAKHOUL, Réflexions sur l’avenir des mouvements de solidarité, Info-Palestine

Menée à une époque de mondialisation de la terreur d’Etat, l’entreprise officielle et internationale de sabotage de la Flottille de la Liberté constitue un moment- clef dans l’histoire du mouvement populaire mondial et de la solidarité entre les peuples. Cette action met à jour l’inquiétante étendue de la coopération et de la coordination que pratique un système répressif international engageant gouvernements, services de renseignements et unités opérationnelles de l’armée. Nous avons là affaire à un véritable cartel de la terreur officielle mis en place par les détenteurs du monopole de la répression – Etats et organisations internationales – dans le but d’étouffer les mouvements pacifiques de solidarité avec le peuple palestinien qui émergent un peu partout dans le monde afin de mettre fin au blocus de Gaza.

31/08/2011, Amira HASS, Israel must get ready for its own Hurricane Irene, Ha’aretz

With or without any connection to September, all the necessary ingredients for a new popular uprising are in place. No clairvoyance in that. The ingredients can only be found in the current, violent order. Israel’s policy of separate development recreates them constantly.

30/08/2011, Dépêches du 30 août 2011, Info-Palestine

29/08/2011, La Chine soutient l’établissement d’un Etat palestinien avec Jerusalem-Est comme capitale, Xinhua

La Chine soutient l’établissement d’un Etat palestinien indépendant avec Jerusalem-Est comme sa capitale et une souveraineté totale, a déclaré dimanche au Caire l’envoyé spécial chinois pour le Moyen-Orient, Wu Sike.

Lire aussi :
Revue de presse Palestine colonisée 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.