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Échec du nationalisme palestinien

Ecoutez, nous [OLP], nous avons décidé, il y a 19 ans, d’arrêter toute la lutte militaire pour décider de négocier la solution de deux États. Mais soyons honnêtes, nous avons échoué. La solution préconisée par le Président Mahmoud Abbas, par le Premier ministre, par Yasser Arafat avant son décès, ça fait 20 ans que nous négocions soi-disant une solution de l’occupation militaire de nos territoires depuis 45 ans. Et qu’est-ce que nous avons fait ? Nous n’avons même pas réussi à faire retirer l’armée israélienne ni de Gaza ni de Cisjordanie, ni de Jérusalem-Est.

[…] je vous dis que moi, je suis l’ambassadeur de Palestine, et je vous dis que, malheureusement, la stratégie de ma direction, la mienne, celle que je défends maintenant depuis 45 ans, elle a échoué. Dites-moi à quoi ont servi les négociations pendant 20 ans ? Nous avons commencé à négocier à Madrid en 1990. On a continué en 1993, on a arrêté la lutte armée, on a voulu montrer qu’on était respectueux du droit international, et Israël nous a donné une claque.

18/11/2012, Leïla Shahid : « Notre stratégie non-violente face à Israël est un échec », RTBFTélécharger mp3.

Moi je travaille à Bruxelles et tout ce que nous demandons (gel de la colonisation, respect des frontières et de la capitale) sont des référents de l’Union européenne. Les Palestiniens ne sont pas des sous-hommes qui n’auraient pas le droit d’être protégés par le droit. La négociation politique que nous menons depuis Oslo il y a 20 ans est un échec. L’occupation est encore pire, le mur encore plus grand, que la répression est plus grande…

19/11/2012, Leila Shahid, déléguée générale de Palestine sur RTL : « Il est temps que l’on sanctionne Israël », RTLTélécharger mp3.

Il est rare qu’un responsable politique du niveau de Leïla Shahid, qui est déléguée générale de l’Autorité palestinienne [OLP] auprès de l’Union européenne, avoue l’échec de la stratégie de son organisation depuis plus de 20 ans.

Elle oublie quand même de dire que l’échec de la négociation politique entre l’OLP et l’État d’Israël fait suite à l’échec de la lutte armée de l’OLP contre l’État d’Israël à une époque où pourtant la lutte armée de libération nationale avait le vent en poupe – FLN en Algérie (1954-1962) et FNL au Viêt Nam (1954-1976).

L’échec de l’OLP vient principalement de sa nature sociale qui l’incita à avoir une confiance excessive dans le soutien des États arabes à la création d’un État palestinien. Or, les États arabes ont toujours instrumentalisé la question palestinienne sur le dos des Palestiniens. L’OLP a échoué sur le plan de la lutte armée et de la négociation politique, qui de concession en concession s’est transformée en collaboration avec l’occupant, parce qu’elle a privilégié la question nationale par rapport à la question sociale.

Le Hamas collabore aussi avec l’occupant, mais sans négocier ouvertement avec lui. Ismaël Haniyeh doit pourtant, par exemple, demander la permission pour sortir de Gaza. Sa police exerce dans les limites imposées les services israéliens, etc. Mais le Hamas approuve le lancement de roquettes contre des civils israéliens pas des groupes qu’il contrôle plus ou moins. Il sait que ces actions sont dérisoires et contre-productives, mais c’est le prix à payer pour apparaître comme le pôle de la résistance.
Dérisoire car l’armée israélienne, la mieux équipée du Moyen-Orient, a des moyens biens supérieurs. La dissymétrie du nombre de morts palestiniens et israéliens est éloquente. Selon l’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem du 19 janvier 2009 au 30 septembre 2012, 271 Palestiniens tués à Gaza contre 4 Israéliens.
Contre-productive car les médias dominants du monde entier ne parlent que des roquettes « des terroristes du Hamas » qui servent de prétexte au gouvernement israélien pour bombarder massivement les Palestiniens de Gaza.

Leïla Shahid croit-t-elle encore à un État palestinien sur les confettis de localités encerclées par des routes réservées aux seuls israéliens ? Elle fait peut-être encore semblant d’y croire car elle ne se convertira pas à « la résistance islamique en Palestine » comme les organisations pro-palestiniennes occidentales. Ces organisations prient aujourd’hui pour que l’Égypte ou le Qatar sauvent les Palestiniens de Gaza d’un massacre planifié. Une farce tragique.

20/11/2012
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Théo COSME, Moyen-Orient 1945-2002 – Histoire d’une lutte de classes, Senonevero, 2002 [Introduction].
De la fin de l’Empire ottoman à la guerre du Golfe (1991), la « Question d’Orient » était celle du développement des rapports capitalistes au Moyen-Orient. L’Orient fut une  » Question  » car ce développement n’était pas endogène. La formation de bourgeoisies y fut cahotique et la production de prolétaires catastrophique. Depuis la fin de l’Empire Ottoman, la formation de rapports sociaux spécifiquement capitalistes s’est déroulée au Moyen-Orient au travers de la succession de trois fractions dominantes de la bourgeoisie : bourgeoisie foncière, administrative et commerçante ; bourgeoisie nationaliste ; bourgeoisie rentière (malgré nos critiques, nous reconnaissons notre dette aux travaux de Georges Corm). Chacune, dans sa spécificité, inclue et exprime à un moment donné les nécessités générales du développement du capital. Par là également, leur action peut parvenir à d’autres buts que ceux qu’elles s’étaient primitivement fixés. C’est dans ce cadre que nous étudions la formation de l’État d’Israël, la montée de l’islamisme, la révolution iranienne, la guerre du Liban, la première Intifada, l’échec du mouvement palestinien, l’invasion du Koweit et l’élimination finale de la figure autonome du rentier. Plus généralement les guerres israélo-arabes sont, pour les pays arabes, le critère et l’histoire du développement en leur sein des rapports sociaux capitalistes, l’existence d’Israël a été jusqu’à maintenant la contrainte à ce développement.

C’est la guerre du Golfe en 1991 qui a définitivement résolu le problème essentiel que dans la restructuration mondiale du mode de production capitaliste posait le Moyen-Orient : l’intégration de la rente pétrolière dans la péréquation générale du taux de profit. On peut alors cesser de considérer le Moyen-Orient comme une question particulière. La « Question d’Orient » est fondamentalement résolue dans la mondialisation des rapports capitalistes ce que confirment la caducité du sionisme l’effacement et les risques d’implosion de l’Arabie Saoudite, la seconde Intifada, l’évolution de l’islamisme et la guerre américaine en Afghanistan.

Il reste maintenant la question générale de la définition, de l’exploitation et de la reproduction d’un prolétariat massivement déraciné et paradoxalement renvoyé à des solidarités apparemment traditionnelles.

Outre son découpage et la compréhension de celui-ci, le parcours du capitalisme au Moyen-Orient pose plusieurs problèmes théoriques majeurs : le caractère non endogène du développement du capitalisme ; le rapport entre les identités intermédiaires (communautés religieuses ou ethniques) et l’État-nation ; le rapport de la rente pétrolière à la péréquation du taux de profit ; les formalisations religieuses et nationalistes de la lutte de classe.

Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.

Des élections grotesques

En l’absence du Hamas et au milieu de conditions tout à fait antidémocratiques, le Fatah tient des élections locales et municipales dans des dizaines de villes et villages de Cisjordanie. Le Hamas a refusé d’y participer, invoquant une atmosphère d’État policier et l’absence de libertés civiques sous la gouvernance du Fatah. La décision des dirigeants de Ramallah de tenir des élections malgré le désaccord permanent avec le Hamas a apparemment pour but de renforcer l’emprise du Fatah sur le pouvoir dans le territoire occupé, et peut-être également de détourner l’attention de la population de la crise économique dévastatrice qui broie la plupart des Palestiniens. Elle se manifeste dans des coûts de la vie d’un niveau indécent, une pauvreté endémique et des revenus désespérément faibles qui obligent beaucoup de familles palestiniennes à adopter des mesures d’austérité sévères, dont des coupes sur les produits de consommation de base.

Selon des observateurs et quelques sondages d’opinion sporadiques, le succès des élections, du point de vue du Fatah, dépendra de l’ampleur du boycott. Certains militants du Fatah ont exprimé leur pessimisme à cet égard. « Je crains que le taux de participation ne dépasse pas 50%. Dans le pire des scenarii, il pourrait même être inférieur à 35%. Le Hamas gagnera sans avoir un seul vote, » dit Ahmed Qawasmeh, porte-parole du Fatah à Hébron.

Qawasmeh impute également son pessimisme à « l’absence d’unité » parmi les candidats Fatah. « On voit des gens du Fatah en compétition les uns contre les autres. C’est à cent lieues des affirmations selon lesquelles le Fatah est uni. Le Fatah n’a rien appris de la défaite que le Hamas lui a infligée en 2006. »

Hussein Amr, autre dirigeant du Fatah, exprime un optimisme prudent. Il fait valoir que le Fatah est toujours le groupe le mieux organisé et que ses chances de l’emporter sont assez bonnes. « Je crois que le Fatah gagnera dans quelques villes et dans la plupart des villages. Il se prépare à ces élections depuis des mois. D’ailleurs, il devrait bénéficier du boycott du Hamas, à moins bien sûr que les partisans du Hamas choisissent de donner leurs voix aux rivaux du Fatah, » dit Suleiman al-Ja’abari, militant d’Hébron et homme politique local.

L’apathie de la population

Néanmoins, les diverses forces politiques et sociales s’accordent à dire que l’apathie de la population sera un facteur décisif dans ces élections. La décision du Hamas de boycotter les élections n’est pas la seule explication à cette indifférence générale. La combinaison de frustrations, de désillusions vis-à-vis du régime de l’Autorité palestinienne et de problèmes économiques aigus fait que les gens dédaignent les élections. Non pas que les gens ordinaires soient moins politisés qu’avant, ou soient devenus apolitiques.

« C’est juste que beaucoup pensent que ces élections ne changeront rien. Au final, la capacité d’un conseil local à apporter des changements positifs est très limitée, » dit Muhammad Natshe, militant islamiste à Hébron. « Que peuvent-ils faire ? L’eau est entre les mains d’Israël. L’électricité est entre les mains d’Israël. Les routes et les passages frontaliers sont contrôlés par Israël, » dit-il. « Même si les meilleurs étaient élus, ils ne pourraient quand même pas faire grand chose. »

Le facteur israélien

Malgré le chambard sur la démocratie palestinienne, Israël a de fait toujours le dernier mot dans les affaires palestiniennes. Des responsables israéliens ont dit en maintes occasions qu’ils arrêteraient les candidats du Hamas qui feraient campagne ou qui participeraient aux élections. Ni l’Autorité palestinienne ni la communauté internationale n’a donné de garanties sérieuses contre l’ingérence israélienne dans le processus électoral.

« Certains peuvent reprocher au Hamas d’avoir boycotté les élections. Mais je veux leur dire : pouvez-vous garantir que les candidats islamistes ne seront pas raflés par l’armée israélienne et jetés dans les camps de concentration du désert ? Alors, à quoi sert de participer à des élections si, ce faisant, vous risquez de passer des mois ou des années en captivité ? », interroge Walid Suleiman, un militant islamiste de Dura, au sud de la Cisjordanie . Suleiman n’est pas opposé aux élections en soi. Il dit que c’est le droit légitime de la population d’élire ses conseils locaux. « Mais le processus du choix de nos représentants doit être équitable, juste, sans entraves et transparent. Et par dessus tout, tous les groupes et partis qui participent doivent avoir des chances égales. » Suleiman dit que pratiquement tous les Palestiniens ont été traqués et ciblés par Israël et ses services du renseignement. « Mais personne ne peut nier le fait qu’Israël fait une fixation sur le Hamas, alors que le Fatah et les autres factions de l’OLP peuvent agir relativement librement en Cisjordanie . »

En outre, il est peu probable qu’Israël permettrait que des élections aient lieu en Cisjordanie si les Islamistes avaient la moindre chance de les remporter. C’est une des principales raisons expliquant pourquoi le Hamas n’a pas voulu participer aux élections de ce samedi. Israël et l’Autorité palestinienne ont coordonné les mesures de sécurité contre le Hamas. Il est donc pratiquement impossible que l’AP restaure l’unité avec le Hamas tout en continuant à mener une coordination sécurité avec Israël contre le mouvement. « Les deux tâches sont inconciliables, » dit Walid Suleiman.

Une impasse politique

Les élections locales palestiniennes arrivent à un moment où le processus politique entre Israël et les Palestiniens est dans l’impasse. Le chef de l’AP, Mahmoud Abbas, a averti Israël cette semaine d’un « tsunami islamiste » si un État palestinien viable et territorialement contigu n’était pas établi.

Cependant, un Israël manifestement arrogant et insolent, enhardi par la domination politique juive sur la politique états-unienne, a répondu cette semaine à une direction palestinienne faible et démoralisée par deux provocations. D’abord, le Premier ministre Netanyahu a adopté le soi-disant « Rapport Levy »[1], qui considère la Cisjordanie comme un « territoire non occupé ». La manœuvre ouvre la voie à la légalisation de la plupart, voire tous les avant-postes illégaux construits sur des terres privées volées aux Palestiniens. Ensuite, le gouvernement israélien a décidé de construire des centaines de logements pour de nouveaux immigrants juifs près de la ville arabe de Beit Jala, près de Bethléem.

L’expansion acharnée de l’entreprise de colonisation de peuplement juive signifie, du moins d’un point de vue palestinien, qu’Israël est farouchement déterminé à détruire ce qui pouvait rester de chance pour la solution de deux États.

20/10/2012
Khaled AMAYREH
Palestinian Information Center Traduit par MR pour International Solidarity Movement

Lire aussi :
• Khaled AMAYREH, Site de l’auteurWikipedia.
• Autorité palestinienne, Wikipédia.
• Hamas, Wikipédia.
• Elections in the Palestinian National Authority, Wikipedia.
• Palestinian general election, 2012, Wikipedia.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine – Palestine , Monde en Question.


[1] « Israël : Netanyahu veut adopter un rapport légalisant la colonisation », AFP – Romandie, 17/10/2012.

Le Fatah et le Hamas unis contre les Palestiniens

Alors que les peuples arabes du Maghreb et du Moyen Orient se révoltent contre leurs gouvernements y compris dans la sombre monarchie d’Arabie saoudite, rempart des puissances occidentales, les Palestiniens des bantoustans de Cisjordanie et du ghetto de Gaza ne peuvent manifester non du fait de l’armée d’occupation mais de celui du Fatah et du Hamas qui gèrent l’occupation israélienne [1].

Les manifestations de solidarité avec le peuple égyptien ont été impitoyablement réprimées tant dans la Bande de Gaza contrôlée par le Hamas qu’en Cisjordanie qui est sous contrôle de l’OLP.
Il y a quelques jours le Hamas a physiquement brisé une manifestation de solidarité avec l’Egypte. Selon Human Rights Watch et Spiegel Online, six femmes et dix hommes ont été arbitrairement arrêtés et matraqués.
En Cisjordanie, l’Autorité palestinienne, dirigée par le président Mahmoud Abbas, a imposé une interdiction totale de manifester en solidarité avec l’Egypte.
WSWS, 10/02/2011

Pour détourner l’attention l’Autorité palestinienne va organiser des élections, reportées depuis janvier 2010, et le Hamas appelle à un gouvernement d’unité nationale [2]. Les deux organisations sont d’accord sur une chose : empêcher toute contestation de leurs privilèges d’intermédiaires entre l’occupant et l’occupé. C’est pourquoi ils maintiennent la fiction de négociations en vue de l’hypothétique création d’un futur État palestinien… sur quelques fragments de la Palestine mandataire.

Les organisations pro-palestiniennes se taisent sur la collaboration ou dénoncent les compromissions de l’Autorité palestinienne en dissimulant celles du Hamas. Beaucoup d’organisations pro-palestiniennes sont devenues « porteurs de valises » du Hamas [3]. En attendant d’approfondir cette question, voici un exemple parmi d’autres du soutien inconditionnel au Hamas de la part du Comité Action Palestine :

L’élément politique essentiel de l’année 2008 est la répression massive des résistants palestiniens en Cisjordanie, notamment ceux du Hamas, par les forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne : 515 prisonniers politiques sont détenus par celle-ci, l’emploi de la torture est généralisé. La collaboration avec l’ennemi sioniste a quasiment été officialisée par le clan au pouvoir en Cisjordanie. Ses forces de sécurité sont équipées et entraînées par les Américains. Un article récent publié dans le journal israélien Yediot Aharonot décrit parfaitement la collaboration très étroite entre les appareils sécuritaires israéliens et palestiniens, pour maintenir la clique dirigeante actuelle en Cisjordanie, après la fin du mandat officiel d’Abbas en janvier 2009. Le Hamas est devenu l’ennemi commun d’Israël et de l’Autorité Palestinienne. La détermination de cette dernière semble maximale pour éliminer le Hamas mais aussi réprimer le peuple palestinien si la situation l’exige. Les massacres de Gaza en février 2008 ne l’ont aucunement dissuadé de continuer les « négociations » avec les sionistes.

Cette trahison a atteint le point de non-retour : en août 2008, Abbas remettait en question le droit au retour en déclarant : « Je ne peux pas demander qu’Israël accepte tous les réfugiés, mais ça ne veut pas dire qu’aucun d’entre eux ne rentrera ». Une lettre ouverte adressée à Abbas, et signée par 72 organisations (dont tous les partis politiques palestiniens, Fatah compris), rappelle notamment que ce droit est non négociable. Aucun dirigeant palestinien n’a la légitimité de le négocier au nom des réfugiés. Toutefois, malgré cette unité sur la défense du droit au retour, les divisions politiques demeurent très profondes. Il ne peut d’ailleurs en être autrement. Pour simplifier, il faut distinguer d’un côté ceux qui soutiennent la résistance comme le Hamas et le Jihad Islamique et, de l’autre, ceux qui soutiennent globalement la politique répressive et collaborationniste de Abbas. L’allégeance du leadership du FPLP à Abbas est totale, signe que ce parti autrefois leader de la résistance armée, a abandonné ses principes fondateurs. Des divisions sont également présentes au sein du Fatah où une polarisation croissante se développe entre le camp des nationalistes, fidèles à Yasser Arafat et le camp des pragmatiques, bénéficiaires d’Oslo et qui collaborent ouvertement avec l’occupant sioniste; les premiers considérant, à juste titre, les seconds comme des traîtres.

11/03/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde
Lire aussi :
• Manifestations unitaires palestiniennes à Gaza et en Cisjordanie, Reuters-Yahoo! ActualitésAFP-Google, 15/03/2011.

Répondant à un mot d’ordre diffusé sur le réseau social Facebook, plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens ont manifesté mardi à Gaza et quelque 4.000 autres en Cisjordanie pour une réconciliation entre les mouvements rivaux Hamas et Fatah.
En fin de manifestation, des heurts ont opposé à Gaza quelques 2.000 manifestants à un demi-millier de miliciens du Hamas, qui tentaient de les disperser à coups de bâton, a rapporté un protestataire. On ignore s’il y a eu des blessés.
A Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne d’Abbas, où quatre mille personnes ont répondu à l’appel à manifester, Abbas a réitéré son invitation au Hamas à accepter le déroulement d’élections législatives et présidentielle simultanément à Gaza et en Cisjordanie, ce que le mouvement islamiste refuse.

Chronique Colonisation de la Palestine 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.


[1] Lire aussi :
• Amira HASS, Palestinian security suppressing West Bank fervor over Egypt protests, Ha’aretz, 07/02/2011.
• Pourquoi l’Autorité palestinienne est mise à mal, L’Express, 16/02/2011.
[2] Références :
• Pourquoi l’Autorité palestinienne est mise à mal, L’Express, 16/02/2011.
• Hamas et Fatah, vers une réconciliation ?, Guysen News, 06/03/2011.
• Gaza : le Hamas mobilise pour « l’unité palestinienne », Romandie News, 11/03/2011.
[3] Sélection d’articles sur l’Autorité palestinienne :
• 21 articles, CAPJPO – EuroPalestine
• 28 articles, CCIPPP.
• 64 articles, Info-Palestine.
• 2790 articles, International Solidarity Movement.
• 827 articles, Palestine Solidarité.
Sélection d’articles sur le Hamas :
• 621 articles, CAPJPO – EuroPalestine.
• 50 articles, CCIPPP.
• 64 articles, Info-Palestine.
• 2930 articles, International Solidarity Movement.
• 6680 articles, Palestine Solidarité – Dossier Hamas baptisé « Mouvement de la résistance islamique », Palestine Solidarité.