Palestine en Question

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Obama plie devant Netanyahou

Netanyahou assure qu’Israël ne retournera jamais aux frontières de 1967

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a assuré lundi 23 mai qu’Israël ne reviendrait jamais aux frontières « indéfendables » de 1967, dans un discours prononcé à Washington devant le Congrès annuel du principal lobby pro-Israël aux États-Unis, l’AIPAC.

« Je veux vous assurer d’une chose, (la paix) doit garantir la sécurité à Israël et donc Israël ne peut retourner aux frontières indéfendables de 1967 », a-t-il déclaré.

Après l’AIPAC, Benjamin Netanyahou doit s’adresser mardi au Congrès, quelques jours après un désaccord très public avec le président américain Barack Obama sur le processus de paix. « Je vais présenter une vision pour une paix israélo-palestinienne sécurisée », a-t-il devant l’AIPAC.

AFP – Nouvel Obs

Obama plaide pour une Palestine avec « une frontière différente de celle de 1967 »

Barack Obama, très applaudi devant l’assemblée annuelle de l’AIPAC, le principal lobby pro-israélien aux États-Unis, a jugé que « des représentations fausses » avaient été faites de son opinion.

La position du président « signifie que les parties elles-mêmes, les Israéliens et les Palestiniens, vont négocier une frontière différente de celle qui existait le 4 juin 1967 », tenant compte des « nouvelles réalités démographiques sur le terrain et des besoins des deux parties », a-t-il expliqué.

Barack Obama s’était prononcé jeudi pour la première fois pour un État palestinien sur la base des lignes de 1967, « avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d’accord ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui doit parler lundi à son tour devant l’AIPAC, a sèchement rejeté cette idée

AFP – Nouvel Obs

Le triomphe de la cécité

Un espoir s’évaporait, le Congrès américain n’en finissait plus de se lever et d’applaudir. Chacune ou presque des phrases prononcées par Benjamin Netanyahu semblait transporter d’enthousiasme sénateurs et représentants démocrates et républicains alors qu’un coup de pelle après l’autre, le Premier ministre israélien enterrait hier toute possibilité de reprise des négociations avec les Palestiniens et de conclusion, bien sûr, d’un accord de paix.

Il aurait pu dire qu’il ne négocierait pas avec un gouvernement palestinien comprenant des ministres du Hamas. Cela aurait laissé une porte entrebâillée puisque l’accord de réconciliation entre les islamistes et le Fatah prévoit la constitution d’un gouvernement de techniciens où ne siégera aucun des deux partis. Benjamin Netanyahu aurait pu ne pas refuser de voir que le Hamas avait accepté que son rapprochement avec le Fatah n’empêche pas la poursuite de pourparlers conduits par le président palestinien, Mahmoud Abbas, et qu’un éventuel accord de paix pouvait désormais engager aussi les islamistes et, donc, la totalité des Palestiniens. Il aurait pu faire de cette ambigüité délibérée une pierre sur laquelle construire mais non ! « Israël ne négociera pas, a-t-il dit, avec un gouvernement soutenu par la version palestinienne d’al Qaëda », et le Congrès applaudissait.

« Jérusalem doit rester la capitale unifiée d’Israël. Jérusalem ne doit jamais être à nouveau divisée et, avec créativité et bonne volonté, une solution peut être trouvée », lançait-il et le Congrès applaudissait. « Déchirez votre pacte avec le Hamas », lançait-il au président palestinien et le Congrès applaudissait. « Pourquoi la paix n’est-elle pas encore réalisée ? », demandait-il avant de répondre, dans un raccourci vertigineux : « Parce que les Palestiniens n’ont pas voulu accepter, jusqu’ici, un État palestinien si cela impliquait d’accepter un État juif s’étendant à ses côtés », et le Congrès applaudissait.

« Mes amis », disait Benjamin Netanyahu en s’adressant aux législateurs américains et le Congrès applaudissait mais comment, pourquoi, un tel discours a-t-il pu susciter une telle connivence entre ce Premier ministre et la Chambre et le Sénat des États-Unis ? La réponse est tragiquement simple. Anglophone, totalement bilingue et totalement imprégné de culture américaine, Benjamin Netanyahu disait là tout haut ce que pense la moyenne des élus américains – que le printemps arabe est magnifique mais incertain, qu’il pourrait s’achever sur un triomphe des islamistes, que le temps n’est pas venu de baisser la garde et que Barack Obama ne serait qu’un idéaliste irresponsable auquel il faudrait se garder d’emboîter le pas. Point par point, et tout en lui rendant hommage, Benjamin Netanyahu martelait hier, au Congrès, que Barack Obama se trompait et le Congrès applaudissait dans un désespérant chœur de vieux simplismes frileux.

La cécité des uns disqualifiait la vision de l’autre. Ce spectacle était affligeant, consternant, et le plus stupéfiant était de voir ce Premier ministre mener, tout sourire, tout heureux, son pays vers l’abime car jamais Israël n’a été aussi isolé, critiqué, montré du doigt, affaibli sur la scène internationale.

Géopolitique

En finir avec le despotisme éclairé !

« Je ne peux que pleurer ce matin…
J’ouvre le journal… je lis les titre… rien de réjouissant
Toutes les pages ressemblent à celles des nécrologies
Crimes, vol, agressions, scandales
Les guerres sont partout
Des hommes des femmes des enfants sont privés de vie
La mort prématurée nous suit partout
et le pire… pas un seul jour ne passe sans une séance de voyeurisme de ce voisin criminel. »

C’est l’éditorialiste de l’Orient le jour au Liban qui parle ainsi…
le voisin criminel, la définition même de toute violence, ce voisin abrité par les puissances mondiales et qui s’est imposé grâce à la bêtise arabe… ce voisin que nul voisin ne peut supporter et qui n’est même pas notre voisin… ce voisin donc, le fait pleurer…

« Jusqu’à quand nos frères palestiniens vont ils vivre sans abris
Jusqu’à quand nos frères arabes vont ils vivre dans la peur de cet ennemi…
Je ne comprends pas termine t il… et je ne peux que pleurer ! »

La presse libanaise n’est pas la seule à laisser parler sa colère ce matin…. alors que comme le titre le quotidien israélien
c’est auréolé de victoire et d’applaudissements du congrès américain que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu va revenir en Israël… il a choisit la manière forte… s’opposer à Barak Obama
sans concession… commente le Temps en Suisse… le premier ministre israélien a défendu sa position intransigeante du règlement du conflit israélo palestinien… voilà une nouvelle fois rejetés les pourparlers avec les palestiniens, qui s’appuieraient sur les frontières de 1967… Comme ce qu’avait pourtant proposé Barak Obama la semaine dernière

Ce n’était que donc que du vent !… s’énerve le Quotidien d’Oran en Algérie ce matin
l’avancée purement rhétorique de Barak Obama sur un État Palestinien fondé sur les frontières de 1967 a été gommée d’un coup… la faute au premier ministre israélien ?… même pas… commente le quotidien algérien… et pour le cas où vous seriez encore sous le charme de la rhétorique alambiquée de Barak Obama… il est temps d’ouvrir les yeux aujourd’hui … ce qu’a vraiment dit Barak Obama devant l’Aipac, le principal lobby pro israélien américain… et malgré l’expression si symbolique de « frontières de 1967 » c’est que les palestiniens devaient prendre en compte les « nouvelles réalités », comprenez les colonies de peuplement israélien… pas fou le Barak… il a une élection en vue !
mais je vous comprends… continue l’éditorialiste algérien…on est à chaque fois surpris de constater à quel point l’administration américaine a peu d’estime pour l’intelligence des opinions arabes et singulièrement pour celles de cette jeunesse arabe en révolte contre les vassalités locales.

Revue de presse internationale

Obama à Israël : « Prenez tout ce que vous voulez ! »

En 2008, Barack Obama, alors candidat démocrate à la présidentielle, cédait devant les électeurs pro-israéliens et devant Israël en promettant dans un discours adressé à l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), que Jérusalem serait pour toujours « la capitale indivisible d’Israël. »

Trois ans plus tard, Obama est à nouveau en pré-campagne électorale en vue d’améliorer ses chances de réélection en 2012. Dans le cadre de cette campagne, il a fait quelques timides tentatives pour relancer un « processus de paix » au point mort, mais selon les conditions d’Israël.

Dans son dernier discours adressé à l’AIPAC, Obama a fait acte de complète allégeance à Israël en réaffirmant le soutien de l’Amérique aux objectifs politiques et sécuritaires d’Israël. Son discours a nié le droit des Palestiniens à déclarer l’existence de leur nation et il a même promis de bloquer tous les efforts de Palestiniens pour faire valoir leurs droits auprès des organisations internationales.

Obama a évoqué du bout des lèvres « l’autodétermination » pour les Palestiniens mais ce n’est rien de plus que de la rhétorique vide de sens – alors qu’il a clairement laissé entendre que les intérêts israéliens, en particulier ses intérêts sécuritaires, demeureront la priorité de la politique étrangère américaine dans la région.

Il a mécaniquement répété son engagement à la vision d’une solution à deux États – l’établissement d’un État palestinien aux côtés d’Israël. Toutefois, comme on pouvait s’y attendre, il subordonne la question des frontières et des conditions de création d’un tel État aux « intérêts de sécurité » d’Israël.

Qu’il ait évoqué la reprise de négociations de paix sur la base des frontières de 1967 (également connues sous le nom de « Ligne verte ») ne signifie ni un retrait israélien complet des territoires occupés, ni la création d’un État palestinien souverain sur l’ensemble des terres à l’intérieur de cette « Ligne verte », dont Jérusalem-Est.

Il y a une différence significative dans le « jargon » des négociations, et même dans le langage juridique, entre évoquer la création d’un État palestinien « basé sur » les frontières de 1967 et dire qu’un tel État « sera établi sur » les frontières de 1967.

La première expression laisse beaucoup de marge à Israël pour continuer d’occuper et même d’annexer de vastes blocs de colonies (et peut-être même la totalité de toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, toutes illégales au regard du droit international) pour « des raisons de sécurité. »

Info-Palestine

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