Palestine en Question

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Israël mène une politique d'apartheid

Hier soir se tenait à l’Alternative Information Center une conférence de Hazem Jamjoum, l’un des étudiants de Toronto à l’origine de la « semaine de l’apartheid israélien ». Crée en 2005, cet évènement est l’un des plus importants rendez-vous à l’échelle internationale des militants solidaires de la cause Palestinienne.

Tout au long de la soirée, Hazem Jamjoum a tenté de démontrer que l’occupation israélienne doit être qualifiée d’apartheid.

Qualifier l’action menée par Israël d’apartheid n’est pas nouveau. Le débat était déjà présent dans les années 80 mais avait été un peu mis de coté avec les accords d’Oslo, lequel devaient garantir l’autodétermination (au moins partielle) des Palestiniens des territoires occupés.

Cependant, dans un contexte actuel de poursuite intensive de la colonisation et des, la question revient à l’ordre du jour. politiques discriminatoires envers les réfugiés et les citoyens palestiniens d’Israël

Comme le souligne Hazem Jamjoum, l’’apartheid est un terme afrikaner qui signifie « séparer », « mettre à part, » « tenir à l’écart ». Le terme a été universalisé par la Convention sur l’Elimination et la Répression du crime d’apartheid. Cette dernière définit l’apartheid comme « une politique et un système de ségrégation et de discrimination raciale, telle qu’elle était pratiquée en Afrique du Sud » ayant pour but «d’établir et de maintenir la domination d’un groupe racial d’êtres humains sur un autre groupe racial d’êtres humains et d’opprimer systématiquement celui-ci. » Si la convention se base sur l’expérience sud-africaine, elle ne s’y limite pas. L’apartheid se caractérise par un transfère de force des populations, un contrôle de la terre, des humiliations et meurtres.

Hazem Jamjoum, qui travaille aujourd’hui pour le « Badil Ressource Center for Palestinian Residency » a multiplié les exemples qui prouvent à ses yeux qu’Israël est un régime d’apartheid. Il insiste notamment sur les destructions de maisons palestiniennes depuis 1948. Au cours des 60 dernières années, la politique d’expulsion d’Israël a forcé 70% des Palestiniens à vivre en tant que réfugiés et/ou personnes déplacées, ce qui en fait le plus long et important problème de réfugiés et de personnes déplacées dans le monde d’aujourd’hui. L’expulsion des Palestiniens de leurs foyers et de leurs terres est loin d’être chevée, le dernier exemple en date étant celui du quartier Al-Boustan à Jérusalem.

De même, l’existence de systèmes juridiques différents dans les territoires palestiniens occupés est révélatrice. Les juifs sont en effet soumis à la loi israélienne, tandis que les Palestiniens sont soumis à un complexe mélange de lois datant de l’Empire ottoman, britannique, jordanien et des ordres militaires israéliennes. La loi israélienne va donc au delà des frontières du territoire. Comme le déclarait Golda Meir, premier ministre de 1969 à 1974, «La frontière [d’Israël] est l’endroit où vivent les Juifs et non celui où il y a une ligne sur la carte. »

Faire reconnaitre à la communauté internationale qu’Israël est coupable de crimes d’apartheid est fondamental selon Hazem Jamjou. En effet, cela reviendrait à reconnaitre qu’Israël viole le droit international et obligerait la communauté internationale à des sanctions économiques. En attendant, il appelle la société civile palestinienne à un boycott économique des produits israéliens.

Younes Salameh
04/03/2009
Publié par PNN.

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