Palestine en Question

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Guerre d'Israël contre le peuple Palestinien (12)

Dépêches des 12 et 13 février 2009, Info-PalestineToutes les dépêches.

Un adolescent palestinien tué par balle à Hébron, en Cisjordanie, Reuters-Yahoo! Actualités.

Des soldats israéliens ont abattu un adolescent palestinien, à Hébron, en Cisjordanie, lors d’une confrontation avec des manifestants qui leur jetaient des pierres, rapportent des médecins palestiniens.

Le jeune, âgé de 14 ans, a été tué d’une balle à la poitrine. L’armée israélienne n’a pas fait de déclaration sur ce sujet.

Des manifestations ont lieu chaque semaine à Hébron depuis l’offensive israélienne contre les islamistes du Hamas dans la bande de Gaza, qui a duré 22 jours, du 27 décembre au 18 janvier, et fait 1.300 morts côté palestinien.

La gauche prêt à gouverner avec l’extrême droite in Une coalition Livni-Netanyahu pourrait se dessiner en Israël, Reuters-Yahoo! Actualités.

Le vice-Premier ministre sortant Haïm Ramon, membre de Kadima et proche de Livni, a déclaré à la radio militaire que le parti ne joindrait « aucun gouvernement d’extrême droite. »
Des députés du Likoud et du Parti travailliste conviennent qu’une coalition pourrait intégrer le parti d’extrême droite Yisraël Beitenu d’Avigdor Lieberman, qui a obtenu 15 sièges et n’a exclu aucune option.

Rapport n° 6 sur les violations israéliennes des droits humains, Info-Palestine.

Durant cette période du 5 au 11 février, les forces d’occupation israéliennes ont commis les violations suivantes dans les territoires palestiniens occupés
  • Le siège a été maintenu sur les TPO, isolant la bande de Gaza du monde extérieur ;
  • les FOI ont bouclé complètement les Territoires à la veille des élections israéliennes ;
  • A Gaza,
    – les avions israéliens ont poursuivi leurs bombardements sur la bande de Gaza ;
    – ainsi que les raids aériens sur la frontière de la bande de Gaza avec l’Egypte, forçant les gens à évacuer leurs maisons ;
  • 4 Palestiniens ont été tués par les FOI, 3 dans la bande de Gaza et un en Cisjordanie ;
    – la victimes de Cisordanie, près de Jénine, a été assassinée extrajudiciairement ;
  • 5 Palestiniens, dont un mineur, ont été blessés par des tirs israéliens à Gaza et en Cisjordanie ;
  • 30 Palestiniens ont été arrêtés, dont 10 mineurs en Cisjordanie ;
  • 3 autres civils palestiniens ont été arrêtés sur un check-point en Cisjordanie ;
  • l’occupant a mené 32 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie, et une dans la bande de Gaza ;
  • les FOI se sont emparés de grandes quantités d’engrais agricoles à Jénine ;
  • la colonisation s’est poursuivie en Cisjordanie, ainsi que les agressions des colons contre les Palestiniens ;
    – les colons ont notamment saccagé 250 dunums (25 ha) de terres agricoles dans le village de Yassouf, près de Salfit.

A Jalazoune, les Palestiniens déracinés revendiquent leur statut précaire, Le MondeYahoo! Actualités.

Le mandarinier qui parfume la courette de Nasser Sabeh, dans le camp de réfugiés de Jalazoune, en Cisjordanie, est le témoin d’un autre temps. Une époque où les chemins d’une cahute à l’autre étaient sillonnés d’arbres et de jardinets. Enveloppé de végétation, bâti sur une colline du nord de Ramallah, Jalazoune était alors surnommé « le camp vert ».
Cinquante ans plus tard, les cahutes sont devenues de mauvaises habitations de quatre à cinq étages et la verdure a disparu sous le gris des parpaings. Le camp de fortune qui abritait à ses débuts, en 1949, 3 000 Palestiniens chassés de Ramleh ou Lod par les troupes sionistes, s’est transformé en un dédale de ruelles d’un kilomètre carré, dans lequel s’entassent 13 000 réfugiés. Et pourtant, en dépit de cette métamorphose, aucun d’entre eux ne l’appelle autrement qu' »Al moukhayam », le camp. « Cet endroit, on n’a pas choisi d’y naître, dit Nasser Sabeh, un ancien ouvrier du bâtiment, aujourd’hui au chômage. « Aussi longtemps que l’on ne pourra pas revenir sur la terre de nos parents, on ne renoncera pas à notre statut de réfugié. »

Cette profession de foi est emblématique de la mentalité des Palestiniens déracinés par la création de l’Etat d’Israël. Leur état d’esprit est autant le produit d’un choix politique que de contraintes socio-économiques. S’ancrer dans un camp, c’est maintenir en vie le rêve du droit au retour, reconnu par la résolution 194 des Nations unies. « Parmi ceux qui ont l’argent pour vivre ailleurs, certains partent mais beaucoup choisissent aussi de rester dans le camp car ils redoutent, à tort, de perdre leur carte de réfugiés », explique Khalil Al-Sous, le directeur local de l’UNRWA, l’agence des Nations unies en charge des réfugiés palestiniens.

La réhabilitation du camp de Jénine, dévasté en 2002 par l’armée israélienne, avait donné lieu à des psychodrames symptomatiques de cet attachement. Beaucoup de réfugiés s’étaient émus du fait que leurs maisons, reconstruites avec l’argent du cheikh Zayed des Emirats arabes unis, soient devenues « trop belles ». Ils craignaient, là aussi à tort, qu’on leur retire le droit au retour.

La crispation est d’autant plus forte que les réfugiés, toujours à vif sur le sujet, estiment que les bailleurs internationaux poussent l’UNRWA à se désengager. « L’éventail des services offerts par l’agence se réduit, assure Youssef Barakeh, le chef du Comité populaire de Jalazoune, un organe sous le contrôle de l’Organisation de libération dela Palestine (OLP), qui fait de facto office de municipalité. « A long terme, le plan est de transférer la responsabilité des camps à l’Autorité palestinienne. »

La politique de bouclage israélienne redouble cette logique d’enfermement. Parce qu’ils sont des foyers d’agitation, les camps de réfugiés font l’objet d’une surveillance accrue de la part de l’armée israélienne. Jalazoune a par exemple été soumis au couvre-feu le plus long de la première Intifada (décembre 1987) : 45 jours. Dès le démarrage du second soulèvement, en 2000, plus aucun permis de travail en Israël n’y a été donné et, pendant longtemps, les routes de sortie du camp ont été coupées. « Nous n’avons aucune autonomie économique, dit Youssef Barakeh. » La plus grosse entreprise de Jalazoune emploie six personnes. C’est pour dire. »

A intervalles réguliers, des rumeurs de réorganisation circulent. Il est question de tracer de grandes artères au milieu du camp et de reloger les réfugiés dont les maisons auront été démolies dans les localités alentours. Ou bien de déplacer la jeune génération dans ces villages et de laisser uniquement la vieille dans le camp. A chaque fois, le Comité populaire
, qui craint d’être manipulé, dit non à ces projets. Le camp doit rester ausi précaire que le statut de ses habitants. « Améliorer le camp, c’est d’accord, mais le transformer, ça jamais », dit Nasser Sabeh. On ne touche pas aux droits des réfugiés.

Bibliographie Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

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