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Crimes de guerre à Gaza

La Turquie ouvre une enquête sur des accusations de crimes de guerre contre les dirigeants israéliens, AP-Yahoo! Actualités.

La justice turque a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête pour déterminer si les dirigeants israéliens peuvent être poursuivis pour crimes contre l’humanité suite à la récente campagne militaire israélienne dans la bande de Gaza.

Le parquet d’Ankara a précisé que l’enquête a été ouverte après que Mazlum-Der, une organisation pro-islamique de défense des droits de l’homme, eut déposé plainte contre les dirigeants israéliens.

L’organisation accuse le président israélien Shimon Pérès, le Premier ministre Ehoud Olmert, la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et les chefs de l’armée et du renseignement militaire israéliens de génocide, torture et crimes contre l’humanité.

Mazlum-Der demande également que ces dirigeants soient arrêtés s’ils entrent sur le territoire turque, selon le parquet. La justice turque est tenue d’ouvrir une enquête lorsqu’elle est saisie d’une plainte officielle.

L’ambassadeur d’Israël à Ankara s’est refusé à tout commentaire.

La Turquie est depuis longtemps un allié proche d’Israël dans le monde musulman, mais les pertes humaines enregistrées chez les civils palestiniens lors de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza le mois dernier ont provoqué la colère de nombreux Turcs. La campagne militaire israélienne « Plomb durci », qui s’est achevée le 18 janvier, a provoqué la mort de 1.300 Palestiniens, dont de nombreux civils. Treize Israéliens ont également été tués.

Lire l’analyse géopolitique de George Friedman : Le coup de sang d’Erdogan à Davos et l’avenir de l’Etat turc, ISMInfo-Palestine.

Crimes contre l’humanité et compétence universelle des Etats : deux poids et trois mesures, Tout sur l’Algérie.

Catastrophe ! Pour une fois, depuis que le monde est monde, l’Etat d’Israël est mis en cause dans une affaire de crime contre l’humanité. C’est un magistrat espagnol qui, conformément au principe de compétence universelle de la justice de son pays, a jugé recevable une plainte de la Commission palestinienne pour les droits de l’Homme. Elle concerne un bombardement de l’armée israélienne en 2002, qui a fait quinze victimes dont neuf enfants et un dirigeant du Hamas. Le ministre israélien de la Défense en exercice au moment des faits, ainsi que six hauts responsables militaires de l’Etat hébreu sont ciblés par l’enquête diligentée par le juge madrilène.

Immédiatement après, Ehud Olmert a réagi en affirmant qu’il entreprendrait tout afin de faire arrêter cette initiative « extravagante ». L’avenir semble lui avoir donné raison. Il aura réussi à faire intervenir les autorités espagnoles qui, en entravant l’enquête décidée par le juge Andrieu, portent un coup sévère à l’indépendance de leur justice. Le gouvernement de la péninsule ibérique a, en effet, envisagé de restreindre le principe de compétence universelle aux seuls dossiers où les intérêts espagnols seraient engagés. Il est évident que cette intervention n’a d’autre objectif que de rassurer l’Etat d’Israël dont l’impunité se voit, encore une fois, confirmée.

Pour sa part, l’autorité palestinienne a saisi la Commission pénale internationale pour engager une procédure contre Israël, suite à l’offensive militaire de 22 jours contre la bande de Gaza, qui s’est soldée par au moins 1350 morts dont près d’une moitié d’enfants. Le président Abbas sait néanmoins que les chances d’aboutissement de sa requête sont quasiment nulles, même si la qualification de crime contre l’humanité des dernières opérations israéliennes à Gaza est reconnue par tous les observateurs impartiaux, y compris des intellectuels juifs, qui refusent de cautionner les crimes répétés et répétitifs de l’Etat d’Israël.

Même le secrétaire général de l’Organisation des nations unies (ONU), Ban Ki moon, a tempéré ses propos après avoir demandé l’ouverture d’une enquête sur les circonstances du bombardement de certaines des structures humanitaires de Gaza. Sa reculade signifie, au minimum, l’exercice de pressions importantes sur lui. Elle confirme aussi le statut d’enfant gâté accordé tacitement par l’Occident à l’Etat hébreu, qui se permet tous les excès sans avoir rien à craindre de la justice et de la communauté internationales.

Au moment même où l’on déplore légitimement l’attitude du gouvernement espagnol sur ce dossier et le recul du secrétaire général de l’ONU, c’est le secrétaire d’Etat algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines qui, depuis le sommet de l’UA, déplore le recours abusif de la justice des Etats occidentaux au principe de compétence universelle. Quelles que soient ses motivations, le choix du moment et du lieu de son intervention sur le sujet sonne comme un dédouanement du gouvernement espagnol dans son attitude injuste et, surtout, comme un cadeau inespéré fait – involontairement sans doute- aux autorités d’Israël.

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