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Revue de presse Palestine/Israël

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Après son élection à la tête du parti Kadima au pouvoir, Tzipi Livni, la ministre israélienne des Affaires étrangères, a annoncer vouloir former rapidement une nouvelle coalition gouvernementale. Elle a de bonnes chances de succéder à l’actuel Premier ministre Ehoud Olmert qui a démissionné suite à une affaire de corruption. Quelles répercussions cette élection aura-t-elle sur le processus de paix au Proche-Orient ? 

Tzipi Livni: «Réunir et non diviser», Le Temps

«Le problème avec cette femme, c’est qu’elle a changé à plusieurs reprises de discours et qu’au cours de ces dernières années elle a tout dit et son contraire en fonction des auditoires auxquels elle s’adresse. Quiconque suit la politique israélienne au jour le jour a donc beaucoup de mal à savoir ce qu’elle pense vraiment», affirme le journaliste du quotidien Haaretz Guidon Lévy. 

Considérée comme une pragmatique, la nouvelle cheffe de Kadima poursuivra sans doute les négociations de paix avec les Palestiniens et les «contacts informels» avec les Syriens entamés par Ehoud Olmert. La différence, c’est qu’elle le fera sans appétit. «Si elle veut aboutir à un accord avec les Palestiniens, ce n’est pas parce qu’elle aspire à la paix. Mais plutôt parce qu’elle redoute de voir la majorité juive d’Israël se transformer en minorité», poursuit Guidon Lévy. «Je ne pense pas que la nouvelle présidente de Kadima nous entraîne sur le chemin de la paix au Proche-Orient. Elle le fera d’autant moins qu’elle sera prisonnière de la coalition qui la soutient et que celle-ci ne peut pas ne pas pencher à droite.»

Israël : Que fera Tzipi Livni de sa victoire ?, AFPS

L’actuelle ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, va succéder à Ehoud Olmert à la tête du parti centriste, au pouvoir, Kadima. Quelle est sa marge de manœuvre, tant pour réformer le parti que pour accéder au poste de Premier ministre ? Revue de presse dans Courrier international. 

LURÇAT Pierre, De Shalom Akhchav à Kadima : la politique du ressentiment, UPJF

Nous proposons d’interpréter le phénomène Kadima comme la victoire de l’idéologie pacifiste, représentée par le mouvement Shalom Akhchav (« La Paix Maintenant »), né au lendemain de la guerre de Kippour. Pour comprendre ce phénomène, il faut remonter plus de trente ans en arrière, jusqu’au traumatisme qui a suivi la guerre de Kippour. Kadima est en effet, comme Shalom Akhchav, un phénomène sociologique tout autant qu’un mouvement politique. 

Kadima, de la même façon, exprime le ressentiment des élites laïques occidentalisées face à la montée des religieux. Car, comme le fait remarquer Yitshak Adda, « le seuil des 50% d’enfants inscrits dans des écoles primaires religieuses devrait être franchi d’ici la fin de la décennie… C’est la perspective de ce basculement démographique interne qui explique le culte soudain de la classe politique pour Ariel Sharon et l’émergence de Kadima au centre de la scène politique. »

Cette « menace démographique » interne qui devrait, à terme, assurer une majorité au public juif religieux en Israël explique la précipitation avec laquelle les dirigeants du parti Kadima au pouvoir veulent fixer définitivement les frontières et surtout le caractère de l’Etat d’Israël, pour éviter « la transformation de l’Etat des Juifs en Etat juif » (Y. Adda).

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